jeudi 8 novembre 2012

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury


Dans ma petite tête, j’ai toujours fait le lien entre 1984 de George Orwell et Fahrenheit 451 de Ry Bradbury. C’est donc sans surprise que j’ai décidé de le lire (et également dans le cadre d’une lecture commune.
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.
Finalement, après lecture, je trouve que ces deux livres sont très complémentaires bien que Fahrenheit 451 soit moins abouti que 1984.


On suit donc Montag, le pompier dont la fonction est de détruire les livres. Clarisse, une jeune fille originale (au regard de la société existante), le pousse à s’interroger sur sa vie et remettre en question son cadre. Et cela va l’amener à finalement rejeter le système en place. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous "spoiler" la suite.
Ecrit dans les années cinquante, ce récit montre que les interrogations vis-à-vis de la culture de masse étaient les mêmes qu’à notre époque. J’ai beaucoup apprécié la discussion entre Montag et son supérieur, Beatty, qui est révélatrice finalement que la question du savoir reste toujours délicate lorsqu’elle est confrontée à l’idée de pouvoir ou de majorité.
La fin ne m’a pas plu, mais la dystopie se révèle agréable. Il faut dire que Montag a quand même tout d’un chic type, en tout cas il le devient au cours de l’histoire. Mildred, sa femme, n’a pas le même charisme. Mais aucun des personnages n’est réellement développé.
De même; on ne sait rien de la situation politique, du système en place. C’est dommage car j’aurai voulu avoir d’autres éléments extérieurs mais Ray Bradbury s’est uniquement focalisé sur Montag.
Ce roman dystopique est donc une sympathique découverte. Elle n’est pas au même niveau que 1984 et m’a quand même laissé un peu sur ma faim. J’ai lu beaucoup d’avis qui disaient que cela les avaient fantasmé sur une société sans livres, mais je n’ai pas ressenti chez les différents personnages la nécessité de lire ou l’importance des livres. Tout au plus lorsqu’ils mentionnaient les échanges et la transformation de la société.
Vous avez lu "Fahrenheit 451"

1 commentaire:

  1. Je l'ai lu il y a tellement longtemps. J'en ai un bon souvenir donc il faut que je le relise, merci de m'y faire penser ! Je pense qu'il n'y a pas de détails sur le système politique parce que pour Bradbury c'est sans importance, la question clé est culturelle, je la comprends comme ça : une société sans livres est-elle encore une société humaine ?

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