jeudi 22 novembre 2012

La ferme des animaux de George Orwell


Ayant récemment lu 1984, je ressentais le désir de découvrir La ferme des animaux de George Orwell. Après les quelques romances, chick-lit et livres spécialisés, cela s’est révélé une lecture courte et adaptée pour me distraire.


Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décide de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. "
Le parallèle avec l’URSS est inévitable quand on lit cette fable animalière. A travers cette société, c’est une véritable critique du totalitarisme d’état que développe Orwell.
Comment expliquer le totalitarisme aux enfants? Ce texte est d’une logique narrative simple mais forte. Tout est prévisible et pourtant on ne se lasse pas de s’émerveiller (ou presque) en constatant que tous les animaux suivent le chef Napoléon avec une naïveté désespérante.
Napoléon et Boule de Neige, les cochons instruits,  promettent monts et merveilles et surtout liberté à un groupe d’animaux. Ne plus être l’esclave d’un homme, produire pour soi. Au final, toute la troupe ne souhaite qu’obtenir les fruits de leur labeur, n’est-ce pas normal?
Avec volonté et après une rebellion, ils se mettent au travail et endurent les ingrates tâches dévouées par des plus cultivés qu’eux, les cochons. Eux ont appris à lire, sont intellectuellement supérieurs et forcément SAVENT. Bien sûr on a tenté de les instruire, mais tous ne sont pas malins comme cochons…
Ils se laissent guider avec la promesse de la carotte qu’on met devant l’âne, et puis toujours cet espoir d’un avenir meilleur à construire, et d’un passé horrible à oublier.
Mais l’ambition refait rapidement surface, une lutte de pouvoir se joue entre les mentors. Et cela se termine en manipulation, menace et propagande.
Ce livre, derrière ses allures de fable, est d’une force certaine. George Orwell reprend les mécanismes du régime totalitaire et les met en scène dans cette foire des bêtes. L’animalité permet de nous mettre dans une nouvelle position, cette fois une autre espèce a une emprise sur nous. Forcément cela a un impact car on n’est pas face à un homme lambda.
A lire, à faire lire. Au moins pour nous souvenir qu’un système n’est jamais constant et qu’il faut toujours le remettre en question.
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