lundi 5 novembre 2012

La princesse de Clèves de Madame de La Fayette


" Je vais vous faire un aveu que l’on n’a jamais fait à un mari… " Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d’amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l’un des plus beaux fleurons de la cour d’Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves
Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir… Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d’un mari et d’un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l’amour ? Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice… Madame de La Fayette exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion."


Cela faisait plusieurs années que je voulais lire ce livre. En fait depuis que Nicolas Sarkozy l’a mentionné. Comme pour beaucoup, je voulais comprendre ce qui se cachait derrière ce titre.
Il m’a fallu attendre la moitié du récit pour apprécier l’histoire. En effet, au début on est submergé par toutes les identités présentes à la cour du roi. Madame de La Fayette ne nous épargne aucun détail de cette joyeuse (basse)cour et pour nous, qui vivons au XXIe siècle, cela se révèle être un supplice. C’est indispensable de planter le décor et nous faire comprendre tous les dangers de cet amour en abordant les différents intérêts de chacun des proches de chaque protagoniste, mais qu’est-ce que c’est lourd.
Une fois cette étape passée, on ne peut que savourer l’histoire. Le vocabulaire est riche, le langage beau et les sentiments subtilement décrits. On prend plaisir à suivre la princesse de Clèves dans ses tentatives pour rester fidèle, tout comme à observer le duc de Nemours se perdant dans cet amour impossible. La peur d’être découverte, la crainte de l’infidélité, les soupçons de l’époux et les qu’en dira-t-on de la cour, tout est réuni pour une histoire romantico-tragique. Mais La Fayette a su dominer le côté mièvre et apporter un plus à la narration de l’idylle.
On ressent le côté humain de l’individu, la folie que peuvent engendrer les sentiments, les débats internes entre ce qu’on veut et ce qu’on peut.
Un bon classique donc, qu’il est bien agréable de lire. Bien que la première partie puisse dissuader d’en venir à bout. Dommage.
  • Poche: 159 pages
  • Editeur : J’ai lu (14 juillet 2003)
  • Collection : Librio
  • ISBN-13: 978-2290336663
(je précise que ces informations ne correspondent pas à l’illustration. Je les donne juste pour aider les intéressés à trouver le livre)

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