dimanche 11 novembre 2012

Samantha, bonne à rien faire de Sophie Kinsella


C’est en regardant une vidéo d’Aniouchka que j’ai osé sauter le pas et lire"Samantha, bonne à rien faire" de Sophie Kinsella. Bonne ou mauvaise initiative? La réponse de suite!
Pas de soirées, pas de week-ends, pas de vacances, pas d’amoureux : Samantha, la trentaine, ne vit que pour son boulot d’avocate d’affaires, et pour l’importante promotion dont elle devrait bientôt bénéficier. Hélas ! elle commet une grosse boulette. En une journée, elle fait perdre à son meilleur client plus de cinquante millions de livres. Désespérée, elle prend le premier train pour la campagne et, sur un malentendu, se fait embaucher comme gouvernante chez un couple de charmants excentriques. Micro-ondes, fer à repasser, aspirateur, Samantha va découvrir un monde inconnu peuplé d’objets étranges. Et comprendre qu’on peut avoir 168 de Q.I. et ne pas savoir mettre en route une machine à laver. Mais, surtout, Samantha va réaliser, entre deux tournées de lessive, que le bonheur est peut-être dans le pré…


Je n’ai pas été très inspirée pour lire deux romances cette semaine. Après Orgueil et préjugés, j’ai ouvert Samantha, bonne à rien faire. Il faut dire que la chick-lit n’est pas trop ma tasse de thé. J’ai lu toute la saga des confessions d’une accro du shopping, le diable s’habille en prada, lipstick jungle (j’ai adoré)…mais je n’en lis que pendant mes périodes "esprit léger et frivole". Autant dire pas en ce moment.
Pendant les premières pages, j’avais le facheux sentiment de lire un ersatz de Becky, l’accro du shopping. Par la suite, le sentiment s’est un peu éloigné, mais pas tellement.  Bien que l’intrigue soit marrante, l’histoire assez bonne, je n’ai pas accroché.
Tout d’abord Samantha. OK, c’est un génie, OK elle est jolie. Samantha est parfaite, c’est énervant (je suis jalouse!) Mais bon là n’est pas le tort de Samantha. Son défaut est qu’elle est tellement lisse que c’est difficile de créer des atomes crochus (ou pas). En gros, on ne peut que l’aimer comme une bonne copine. Miss perfection est un peu lassante.
Sur ce coup, Sophie Kinsella n’a vraiment pas su se renouveler et c’est dommage. A l’image de Becky qui n’était pas la plus charismatique, Samantha n’a rien pour elle. Mais Becky, au moins, elle est marrante. Notamment car elle a un penchant pour le shopping et son défaut nous fait rire. Allez chercher la même chose chez Sam et vous allez rapidement palper du vide.
Sophie Kinsella aurait pu sauver le coup par des péripéties extraordinaires mais là encore, rien de bien original. Ok, elle devient bonne à tout faire, oui ça change de sa vie d’avocate, ça choque sa famille et son entourage professionnel (quoi de plus normal). What else? Rien. Du convenu et du prévisible, et souvent parfois ce n’est même pas drôle.
Il m’est difficile de comprendre un tel succès pour ce livre si on a lu l’accro du shopping car cela laisse un goût de réchauffé. J’aurai voulu qu’elle innove au moins dans le style, mais là encore focalisation interne et même système de penser que Becky. Ca aurait été marrant qu’elle utilise son QI pour en faire des épisodes drôles dans sa vie, mais là encore chou blanc. On a la sensation que Sophie Kinsella a donné un  QI énorme à Sam juste pour justifier le fait qu’elle apprenne vite, et rendre plus convaincant la réussite de son immersion dans son nouveau job, et le décalage que cela peut occasionner (quoi? Une avocate surdouée géniale qui devient bonne??). Et puis les justifications avec les journalistes, là encore j’ai eu l’impression que l’auteure se défendait d’elle-même contre les attaques possibles des critiques littéraires qui pourraient insinuer de pareilles idées (mais au moins, ça paraissait crédible dans le récit!)
Je me suis vraiment plus éclatée en lisant Lipstick jungle de Candace Bushnell, qui sur ce coup est vraiment une bonne oeuvre de chick-lit. Et donc peut-être est-ce pour moi le temps de tourner la page sur mm. Kinsella et de découvrir d’autres auteurs. Donc au-revoir Sophie, et à la prochaine dans la suite d’une accro du shopping!

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