dimanche 30 décembre 2012

Faërie de J.R.R. Tolkien


Le Chapelier fou me l’avait destiné ce mois-ci, je me suis donc résolue à le lire avant la fin de cette année.
" Je me propose de parler du conte de fées, non sans me rendre compte de la témérité de pareille entreprise. La Faërie est un territoire dangereux qui renferme maintes chausse-trapes pour les imprudents et des culs-de-basse-fosse pour les présomptueux. Et je puis bien compter au nombre de ceux-ci, car si j’aime le contes de fées depuis que j’ai appris à lire, et que j’y ai bien souvent songé, je ne les ai pas étudiés d’un point de vue professionnel. Je n’ai guère été qu’un explorateur vagabond (ou un intrus) dans le pays, plein d’émerveillement mais non de savoir… … Il est pourtant certaines questions auxquelles celui qui doit parler des contes de fées doit être prêt à répondre ou à tenter de répondre, quoi que les gens de Faërie puissent penser de son impertinence. Par exemple : que sont les contes de fées? Quelle en est l’origine ? Je tenterai de fournir des réponses à ces questions ou tout au moins les suggestions de réponses que j’ai pu glaner – principalement dans les contes mêmes, dans les quelques uns que je connais parmi la multitude de ceux qui existent. "


C’est le premier livre de Tolkien que je lis, et aussi un des rares recueils de contes que j’ouvre depuis que j’ai dépassé la vingtaine.
Tolkien nous emmène dans un univers de fantasy à travers trois nouvelles:
-Le fermier de Gilles de Ham: l’histoire d’un fermier qui tue un géant et doit chasser un dragon
-Smith de Grand Wotton:lors d’une cérémonie qui n’a lieu que tous les 24 ans et qui accueille juste une poignée d’enfants, un maître Queux cache une étoile de fée dans un gâteau
Feuille, de Niggle: un peintre en quête de la peinture absolue
Les trois contes sont dépaysants, le style est vraiment agréable et pas lourd. A la lecture on se trouve vraiment dans un univers bien particulier, et non dans un monde d’hommes dont on aurait ajouté des attributs féériques.
Je ne suis pas une adepte de ces lectures, mais j’ai vraiment apprécié le soin apporté à l’intrigue et aux personnages. A la lecture, on est dans un autre monde, et on le ressent!
D’ailleurs tout l’univers du conte de fée et de la féérie est remis en question et analysé à la suite du volume. Tolkien y donne son point de vue, explique pourquoi on considère qu’un conte de fée est destiné aux enfants, alors que comme tout genre littéraire, il est aussi question d’affinités.
L’amateur de merveilleux, de contes et de fantasy y trouvera certainement son compte. Comme l’explique Tolkien, il faut aussi apprécier le genre. Et l’auteur donne des clés pour tout écrivain voulant se lancer dans la rédaction d’un conte.
"Faërie":
bien

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