samedi 22 décembre 2012

Gatsby le magnifique de F. Scott Fitzgerald


J’ai lu un avis lors d’une visite du blog Bible kisss bible , et cela m’a donné l’envie de tenter l’aventure. D’autant plus que je n’avais jamais lu de livre de F. Scott Fitzgerald.


Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.


Ouvrir les pages de Gatsby le magnifique c’est plonger dans une histoire d’amour sur fond de bling-bling et d’indifférence.
Gatsby que personne ne connait est méprisé. S’il est entouré, c’est car il avance la monnaie. Autour de lui, festivités, alcools et gens bien habillé.
Le narrateur, fidèle allié dans cette jungle, essaie de rester le plus neutre possible. Il nous donne ses yeux pour assister aux événements et répète qu’il se garde de juger. Quelques fois il a des moments d’humeur. Il suit mais ne subit pas.
Cette fable sociale m’a bien plu. La vie de Gatsby et la vie de Nick Caraway le narrateur. Ces gens qui viennent par l’appel clinquant de l’argent et ne semblent pas gênés de ne pas saluer l’hôte ou de l’habiller des plus vils maux, alors qu’il suffirait simplement de poser la question.
Ce genre de récit illustre bien que la stature d’un homme n’est que rarement évaluée en fonction de ses actions, mais plus selon le veston. Et aussi la nécessité de toujours devoir se mettre en avant pour revendiquer ses réussites sous peine de se voir mépriser ou insulter. Seulement tout le monde a-t-il cette volonté de rejoindre d’autres sur le devant de la scène ?
Et puis l’amour, le passé. Comment prendre le train en marche ou aller vers son destin sans pour autant regarder le passé?
Les décors sont bien posés, l’ambiance aussi, ainsi que la personnalité des protagonistes. L’ironie des situations bien présente, ces moments où l’on attend que le destin répare ça. Et puis rien ne vient. La lecture de la fin amène l’indignation. Un peu la colère. Et finalement la réflexion.
F. Scott Fitzgerald m’a emmené dans son univers. Alors qu’au départ, un peu perdue, je me demandais si j’allais comprendre les subtilités de son texte, j’ai été plus que concernée par ses propos. Je compte bien découvrir d’autres livres de cet auteur!
Je le recommande à ceux qui s’interrogent sur la place de l’homme dans la société. Derrière le bling-bling, le faste et l’amour, il y a  un petit quelque chose d’encore très actuel.
"Gatsby le magnifique":
gros coup de coeur

1 commentaire:

  1. Peut-être est-il trop court et n'ai-je pas eu le temps de m'immerger mais Gatsby m'a laissé très froid, alors que j'ai adoré "Tendre est la nuit" du même auteur, tellement plus fascinant et émouvant pour moi. Bref, je conseille ce dernier !

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