dimanche 2 décembre 2012

La question humaine de François Emmanuel


Petit à petit je rattrape mon retard (et il n’est que d’une semaine donc ça va). Je disais avoir lu La question humaine de François Emmanuel, et vais vous en parler. Courte lecture, j’en avais lu d’assez bonnes critiques.
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Singulière mission que celle confiée à Simon, psychologue d’entreprise : enquêter discrètement sur le santé mentale de Mathias Jüst, directeur général de la SC Farb, une multinationale d’origine allemande. Simple manoeuvre de déstabilisation organisée par un rival ? Entraîné dans l’intimité et la confidence de l’homme qu’il doit observer, Simon va découvrir des enjeux bien plus redoutables. Par-delà la violence feutrée de la grande entreprise – licenciements collectifs, stages de "motivation" où l’on fait appel à toutes les ressources de l’agressivité et de la peur -, apparaît bientôt en filigrane la hantise d’autres atrocités : celle que dissimulait sous le même langage abstrait, technocratique, l’organisation du génocide au temps du Reich. Telle est la question – la question humaine – que pose ce récit troublant, implacable et sobre, salué par la critique comme un livre exceptionnel.


Récit troublant, c’est le cas de le dire. On suit Simon dans son enquête, et on découvre un Mathias à bout. L’étrange récit en parallèle avec l’histoire des atrocités nazies….
L’histoire ne m’a pas plu, trop sombre, trop de machination. Je n’ai pas non plus apprécié le style de l’auteur, la froideur. Et les éléments, la personnalité des personnages.
Raconter l’histoire de l’entreprise à travers ce prisme était une bonne idée (à l’origine j’aime bien le concept) mais même si dans les deux cas on peut être face à un concept de ‘machinerie’ (dans le nazisme, tout une machinerie mise en place par Hitler pour exterminer les juifs, et dans cette entreprise ce contrôle absolu et la mise en place d’une sorte d’exécution contrôlée).
Je n’ai pas aimé non plus l’histoire du bus (que je ne vais pas spoiler). Trop rude, trop violente, trop brute, trop mécanique (là encore).
En fait l’humain est éloigné de ses émotions et quand il les touche s’écroule.
Dur récit donc…je la classe comme ‘pas mal’ car je souhaite rester objective et tout n’est pas déception. Il y a un intérêt à le lire et que je ne suis pas totalement déçue. Mais peut-être n’était-ce pas le moment pour moi de le lire (je repousse déjà Le pianiste depuis plusieurs semaines…). Mais je ne pense pas en refaire une seconde lecture.
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pas mal

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