dimanche 9 décembre 2012

L’autre tartuffe ou la mère coupable de Beaumarchais


Suite et fin de la trilogie de Beaumarchais. Une oeuvre magistrale.
L’Autre Tartuffe ou La Mère coupable est un drame en cinq actes de Beaumarchais, achevé en 1792. La première, le 6 juin 1792, est un échec, mais la reprise au Théâtre de la rue Feydeau, le 5 mai 1797, se révèle un grand succès. Elle représente la troisième partie de la trilogie de Figaro, après Le Barbier de Séville et Le Mariage de Figaro. Figaro et sa femme Suzanne sont toujours au service du comte Almaviva et de son épouse Rosine, mais la famille a déménagé en France. Le comte veut y dénaturer ses biens. La pièce débute le jour de la Saint-Léon, anniversaire du fils naturel de la comtesse et de son ex-page Chérubin. Depuis que le fils aîné des Almaviva est mort dans un duel, le comte repousse Léon, qu’il considère désormais comme le fruit impardonnable de l’adultère de la comtesse. Monsieur Bégearss, un Irlandais, s’est introduit dans la famille. Figaro et Suzanne le soupçonnent de vouloir trahir toute la famille. Il veut épouser Florestine, la pupille du comte, éloigner Léon (qui l’aime aussi) à Malte et le faire accompagner de Figaro. Il montre au comte une lettre que Chérubin a écrite à la comtesse à l’époque de l’adultère.


Comme j’ai lu les oeuvres séparément, je rédige l’avis en trois parties. Vous pouvez retrouver ici mon avis sur Le barbier de Séville et ici mon avis sur Le mariage de Figaro.
Je suis assez sceptique par ma première lecture du barbier de Séville, car j’en garde un souvenir peu extraordinaire alors que Le mariage de Figaro et La mère coupable m’ont vraiment plu. Peut-être me fallait-il un temps d’adaptation pour bien apprécier la pièce, ou alors ai-je été trop sévère, ou simplement cela ne m’a-t-il pas plu.
Dans cette dernière pièce, qui termine la trilogie de Beaumarchais, on retrouve les protagonistes quelques années plus tard. Rosine a eu le temps d’avoir deux fils majeurs, dont l’un est mort. Figaro et Suzanne s’aiment toujours, bien que sans enfants. Et le Comte demeure vif et paranoïaque.
L’intrigue, encore une fois, est intéressante. On retrouve toujours le problème de la consanguinité, qui rappelle le mariage de Figaro. On observe quand même toute la délicatesse d’avoir un enfant à cette époque, et la dangerosité pour un couple (à cette époque, je re-précise)quand une femme allait dans une autre couche. Notamment pour les mariages, puisqu’à ce moment-là les familles ne fréquentaient pas grand monde, et faisaient des mariages d’alliance. Donc la question du sang était légitime et importante.
Rosine, assez effacée et bonne femme dans les deux premiers ouvrages, garde sa sensibilité, et se révèle un peu dans les épreuves. Je ne la trouve pas particulièrement charismatique mais sympathique. Le fait qu’elle ait craqué pour Chérubin la rend plus humaine aussi.
Figaro est toujours aussi ingénieux, quoiqu’ici l’intrigue ne tourne pas autour de sa personne, Suzanne y participe beaucoup.
Quant à Bégéars, il reste un personnage à prétexte. Puisqu’à part tenter de récupérer les biens, il n’est pas particulièrement intéressant.
Donc cette pièce de théâtre termine bien cette trilogie, sans artifice toutefois. Figaro et Suzanne vont me manquer. En quelques jours je me suis attachée à eux, c’est étrange car cela ne m’arrive jamais (sauf pour la trilogie A la croisée des mondes,avec Lyra et son daemon). Je regrette qu’il n’y ait pas de suite. Alors au-revoir Figaro, au plaisir de te recroiser sur scène!
Notez "La mère coupable"
bien

1 commentaire:

  1. Ah je n'ai jamais lu cette troisième pièce, assez méconnue. Vous me faites envie, merci !

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