samedi 8 décembre 2012

Le barbier de Séville de Beaumarchais


J’ai vu une vidéo d’une youtubeuse qui disait du bien de Beaumarchais. Et j’ai toujours entendu parlé du célèbre mariage de Figaro. Il a fallu donc assouvir ma curiosité et plonger dans l’univers de cet auteur.
Ah ! le triste sire ! Gros, court, gris, pommelé, rusé, blasé qui guette et furète, gronde et geint tout à la fois. Il est encore avare, brutal, amoureux et jaloux… Et la belle Rosine, sa jeune pupille, est l’infortunée victime de cette odieuse flamme… Mais le ciel protège, dit-on, ceux qui s’aiment. Et Figaro, le gai, l’impertinent, l’irremplaçable Figaro a tôt fait de voler au secours de son maître le comte Almaviva. La belle est cloîtrée ? Le vieillard méfiant ? Qu’à cela ne tienne ! Et le voilà qui court, trompe et invente l’habile stratagème pour sauver les amants. Un enlèvement ? À la bonne heure ! La difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre, s’exclame le rusé.


J’ai sauté la longue préface de Beaumarchais qui débutait l’ouvrage. Après quelques pages, et même en me disant que cela pouvait m’apporter des informations sur son temps, je n’ai pas pu supporter ces plaintes et justifications. Je préfère les réflexions de Voltaire. Surtout que Beaumarchais dans cette préface a un peu tendance à écrire 3 phrases pour en exprimer une.
C’est donc sur une certaine méfiance que j’ai débuté la pièce de théâtre.
Le barbier de Séville doit certainement mieux rendre sur scène. Bien que certaines tournures soient belles, pour moi il y en a des brouillonnes. J’ai peiné à accrocher. Le Comte me paraissait sympathique, Figaro un certain voyou. Bartholo sans surprise et un peu lourd. Bazile, le cupide habituel. Et Rosine, bref Rosine attendant l’amour.
Difficile de vraiment accrocher sans connaître la personnalité de chacun, et de les identifier, un peu comme un plat sans condiment.
L’ouvrage se poursuit avec un inventaire des écrits de Beaumarchais, des correspondances et un résumé d’une pièce écrite qui n’apporte pas spécialement quelque chose au théâtre.
Donc le barbier de Séville ne m’a pas fait une grande impression. D’abord car la longue préface dans laquelle se justifie l’auteur ne permet pas d’être mis en bonne condition pour apprécier la pièce, ensuite car quelque part les événements me semblaient convenus.
Pourtant l’intrigue permettait de nombreux rebondissements, avec un arrière-goût de Roméo et Juliette. On pouvait se bidonner des farces, mais elles doivent être plus appétissantes sur scène qu’en lecture.
Dommage car j’en attendais plus, surtout après les critiques vidéos et écrites que j’ai consulté. Je compte poursuivre la trilogie quand même, elle peut réserver quelques surprises!
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pas mal

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