dimanche 9 décembre 2012

Le mariage de Figaro de Beaumarchais


Toujours en pleine lecture de la trilogie de Beaumarchais, j’ai fini hier Le mariage de Figaro.
Oubliant les nombreux services que son valet Figaro lui a rendus dans Le Barbier de Séville, le comte Almaviva tente de lui dérober sa fiancée Suzanne. Avec l’ingéniosité de celle-ci et l’aide de la comtesse, Figaro obtiendra-t-il enfin la main de celle qu’il aime ? Deuxième volet de la célèbre trilogie de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, selon le mot de Bonaparte, " c’est déjà la Révolution en action ". Dénonciation des abus de la noblesse, contestation du privilège de la naissance, satire de la justice : à bien des égards, cette pièce écrite en 1778 est révolutionnaire avant l’heure. Mais la folle journée ", pleine de rebondissements et de quiproquos, de chansons, de tableaux vivants et de morceaux de bravoure, est avant tout le chef-d’œuvre d’un dramaturge virtuose


Avec pas mal de rebondissements digne d’un vaudeville, Le mariage de Figaro est un coup de coeur. Après ma déception du barbier de Séville, je n’en attendais pas grand chose, me raccrochant à l’idée que cela me divertira un moment. Mais c’est sans compter l’imagination de l’auteur qui nous plonge dans une intrigue savoureuse.

On retrouve donc les protagonistes de l’épisode du barbier de Séville quelques années plus tard. Le comte est marié avec Rosine, et Figaro est lui sur le point de s’unir avec Suzanne. Mais voilà, Le comte n’est pas fidèle et lorgne sur la beauté de la donzelle, au grand dam de sa femme.

Evidemment, Figaro, coquin bien malin, ne l’entend pas de cette oreille et met tout en oeuvre pour que le mariage soit prononcé, malgré les embûches que fomente le comte.

Du début à la fin, la verve des personnages est superbe. Précise, quelques fois douloureuse mais mesurée. Les échanges se révèlent savants et soignés, une beauté. On est vite séduit par les multiplies péripéties, et toujours on en redemande avec appétit. Beaumarchais ici se surpasse, j’en suis ravie.

Evidemment, c’est aussi grâce au travail d’initiation lancé par le barbier de Séville. On connait les personnages, leur personnalité. Mais les choses évoluent, et on se prend vite à apprécier Figaro, qu’on avait du mal à cerner dans le premier ouvrage. Cet homme se révèle intelligent et vif, mais quelque part honorable. Quant au comte son comportement se précise, on est bien loin du prince charmant.

Là encore, on remarque à quel point le servant domine le maître, comme quoi il n’y a pas de logique dans les classes sociales de l’époque si ce n’est celle de l’argent.

Rosine, femme quand même bien fragile et faible, a aussi une certaine place, qui suscite la pitié. Et Suzanne! C’est la meilleure partenaire qu’aurait pu se trouver Figaro.

Quant à Bartholo et Marceline, quel rebondissement! Je n’aurai jamais pu le deviner (mais je ne vous dévoile rien).

Je suis sûre qu’au théâtre, la pièce doit encore être plus magnifique, et j’envie les acteurs qui tiennent ces rôles parce qu’ils sont manifestement distrayants!

Alors Le mariage de Figaro, oui, oui, et re-oui. A lire! C’est pour moi un coup de coeur catégorie "théâtre" que je recommande!

Notez "Le mariage de Figaro"
gros coup de coeur

1 commentaire:

  1. C'est vrai que le voir au théâtre est un enchantement ! J'ai eu cette chance (avec Patrick Chesnais en Figaro !) et je vous encourage à vous y précipiter quand vous aurez une occasion.

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