mercredi 5 décembre 2012

Le pianiste de Wladyslaw Szpilman


C’était ma lecture de novembre, issue du jeu du Chapelier Fou. Sachant qu’elle serait dure, je l’avais repoussé, repoussé….
Septembre 1939. L’invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d’un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au coeur de la ville. Là, il va subir l’horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l’enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire alliée…

Ce livre est le récit autobiographique de Wladyslaw Szpilman. A l’image du journal d’Anne Frank et Je suis le dernier juif (Treblinka 1942-1943) de Chil Rachman, il est vraiment difficile de prendre du recul lorsqu’on parcourt ses pages.
Wladyslaw a une écriture précise, il aime les descriptions. On est très rapidement plongé dans son quotidien, avec les odeurs dans le nez et les sinistres visions des corps inanimées. C’est dur, émouvant, sale, horrible. Et on peut rajouter tous les superlatifs. Voilà, le côté émotionnel a parlé.
On peut dire que Wladyslaw a vraiment eu de la chance. Est-ce un instinct comme il dira plus tard dans le livre? En tout cas, à chaque fois il a échappé de peu à la mort.
Comme la fois où il devait partir avec sa famille dans ce train à destination finale, et qu’une connaissance l’extrait de la foule et le sépare des siens. Et puis quand il se dit qu’il vaut mieux changer de cachette, et que les Ukrainiens passent un jour plus tard pour piller l’appartement.
Toutes les émotions sont mêlées, entre le résistant qui profite de Wladyslaw et l’affamine pour garder la somme qui était dédié à son maintien en vie. Et puis ses amis qui lui donnent un coup de main, et l’hébergent, les profiteurs malins qui s’enrichissent de la situation, les cruels SS et ceux qui rejoindront l’Allemagne Nazie et s’amuseront encore plus de la mort en malmenant les civils.
L’ouvrage se poursuit avec le journal intime d’un officier de la Whermacht, Wil Hosenfeld, qui aida Wladyslaw pendant les derniers jours. Il y exprime son incompréhension et son dégoût de cette guerre. Encore un beau texte qui soulève les incohérences de ceux qui voulaient instaurer un nouveau règne.
Et enfin le livre se conclue sur un épilogue qui narre les derniers moments des deux hommes. Et tout le bien qu’a fait Wil Hosenfeld, toutes ses tentatives pour aider des malheureux condamnés.
Une lecture dure, noire, émouvante, et historique.
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intéressant

1 commentaire:

  1. Ca fait partie des lectures les plus marquantes de ma vie, un livre exceptionnel.

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