lundi 3 décembre 2012

Sans nom d'Amélie Nothomb


Dernière lecture courte du mois de novembre. J’avais envie d’un Nothomb pour ne pas rester sur une mauvaise impression. Je commence enfin à saisir le style de l’auteur et comprendre sa façon de penser (en tout cas d’écrire).
http://polysoft.mobi/wp-content/uploads/2012/09/NothombAmelie-Sans-nom2001.Cover_.French.ebook_.AlexandriZ.jpg
Le genre de chose que je ne supporte pas: quand mon wordpress bugue et efface tout mon billet :/ grrrrrrrr
J’ai déniché la nouvelle dans les cartons d’une copine et j’ai voulu en profiter comme c’était super court.
L’histoire est celle d’un homme qui va en Finlande pour chercher l’amour de sa vie. Il prend un traineau et ses chiens et s’en dans la forêt (toundra?). Après quelques jours, il doit s’enfuir et laisser ses effets (je vous laisse le suspens) et atteint une bâtisse qui semble occupée. L’homme découvre alors quatre hommes affalés devant des feuilletons insipides, qui ne daignent pas l’accueillir ni le rejeter. Après une première nuit, il comprend qui ils sont et pourquoi il ne repartira jamais de ce lieu.
Ce titre s’intitule sans nom pour deux raisons. La première est car nous ne connaissons aucune identité des cinq hommes de l’histoire. Tout au plus d’où ils viennent. Mais bien que le récit soit à focalisation interne, nous n’avons aucune autre information. Ensuite sans-nom, car les protagonistes sont au contact d’une chose qui ne porte pas de nom et qui est impossible à nommer.
On retrouve le style d’Amélie Nothomb avec la justesse des mots et l’économie des descriptions. Là encore du simple et peu compliqué, et de la précision. Au tout début du récit, il semble qu’Amélie prenne la parole en indiquant qu’elle va utiliser la première personne. Comme si on devait lire le récit avec en tête la voix de l’auteur nous narrant l’histoire.
Le récit nous emmène là où le veut l’auteur. Il semble qu’Amélie Nothomb n’aime pas l’omniscience. Comme d’habitude on n’en sait jamais plus que le personnage que l’on suit, et on voit à travers ses yeux. C’est vraiment un élément que j’ai remarqué dans les quelques livres que j’ai lu d’elle.
Enfin je ne lierai pas le récit à la religion, mais au registre du sacré. Cette chose auquelle sont confrontés les personnages semble surnaturelle, divine, nocturne, absolue et sexuelle. Et on le lie alors avec la sexualité,  l’orgasme avec l’explosion. (je fais en sorte de ne pas vou "spoiler"^^)
Pour le coup, le récit m’a donc bien plu. J’ai pris plaisir à me demander quel choix j’aurai fait. Face à une telle puissance, serais-je restée? Ou aurais-je préférée partir en sachant que je n’atteindrais plus un tel plaisir? La question est ouverte.
Notez "Sans nom"
bien

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