samedi 15 décembre 2012

Serum, saison 1, tome 1 d'Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza


Aniouchka en parlait régulièrement ces dernières semaines et j’ai décidé de me laisser tenter, bien que l’idée de débuter une nouvelle saga ne me tentait pas tellement. Seulement, en me rendant sur le site serum-online, je me suis dit que le concept pouvait être intéressant.
1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM
Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?
Avant de procéder à la lecture, j’ai visité le site. La bande-annonce est intéressante, mais pour chipoter je l’aurai préféré en film d’animation pour travailler mon imagination. J’ai également tenter la map mais je n’ai ni eu la patience ni eu le temps, donc j’y retournerai plus tard afin d’en savoir plus.
J’ai lu une partie avec l’ambiance musicale proposée et la suite sans musique. Le matériel sonore est assez jazzy. En fait l’atmosphère me fait penser à un jeu génial de DS, Hotel Dusk,qui est l’un de mes jeux préférés (que je vous recommande!). Malheureusement l’entreprise CING qui le produisait a fait faillite et a sorti juste trois jeux, qui sont pour moi les plus développés à ce jour sur cette console. Les deux autres sont Another code: mémoires doubleset Last window: le secret de Cape West.
Dans Hotel dusk, on retrouve cette atmosphère intrigante, et animée, avec l’image du flic américain. Donc immédiatement en écoutant la musique, je me suis sentie en terrain connu.
Dès le début on rentre dans le vif de l’action, et les courts chapitres s’enchaînent rapidement, chacun dévoilant l’univers d’un protagoniste. On change donc de lieu très souvent. L’histoire se lit très vite, et il n’y a pas de temps mort.
Le point de vue est externe et subjectif, donc il n’y a pas de hors-champ puisque qu’on connait les pensées secrètes des personnages. C’est peut-être d’ailleurs cela qui m’a le plus perturbé. Je lis rarement des textes avec ce point de vue narratif donc qu’on me donne toutes les clefs m’a destabilisé, mais ce n’est qu’une question d’habitude (je le mentionne au cas où cela intéresserait certains).
Autre point, l’écriture est assez vide de détails. On est bien orienté, on visualise la scène mais il y manque un certain cachet, comme l’odeur ou les petits sons. Certes l’écriture se veut animée, et propice à favoriser l’action, mais j’ai été frustrée de ne pas en savoir plus sur certains détails.
Lola, rousse et irlandaise, peut-être a-t-elle les dents du bonheur, peut-être aussi qu’Emily porte un t-shirt avec un petit accroc. Le genre de détails qui ne signifie rien mais qui peuvent en dire long sur une personnalité ou un aspect particulier de la scène.
Néanmoins, lorsqu’on écoute avec la musique, on a un tout autre décor en tête. Donc je recommande vivement d’utiliser les musiques pour se mettre dans l’ambiance et découvrir ce petit plus qui manque en lecture seule.
Côté protagonistes, je n’ai pas d’affinité particulière. J’espère que la personnalité des personnages sera plus complexe dans les prochains tomes, mais les premières impressions sont bonnes.
Enfin, le récit est quand même crédible, avec des institutions américaines présentes. Mais je reste quand même sur ma faim car tout n’est pas developpé.
L’histoire est donc intéressante bien que pas spectaculaire. Elle a un très bon rythme, même si les chapitres sont courts. Je vais lire le tome 2 et 3 pour savoir si cette histoire me plait véritablement, en espèrant qu’ils ne me laissent pas toujours affamés en fin de lecture. Comme c’est le tome 1, il faut que l’intrigue et le décor se mettent en place, et généralement tous les premiers volumes sont un peu difficiles à chauffer.
Sérum, S01, T01, vous en pensez quoi?
bien

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