dimanche 13 janvier 2013

Jayne Mansfield 1967 de Simon Liberati


Je suis tombée sur ce livre en visitant le blog de Bible Kisss Bible (j’aime beaucoup ses choix de livres), et j’ai immédiatement pensé qu’il me le fallait! (le livre, pas le blog) (<=== Ok, elle était facile). Donc qui est donc cette blonde pin-up et cette étrange année inscrite sur la couverture, avec en dessous une voiture ouverte comme une boîte de sardine?
Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. ‘
Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une ‘Hollywood movie star’ de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.
Simon Liberati ressuscite Jayne Mansfield, l’actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l’âge d’or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l’ange dans l’underground.
Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.


Un accident spectaculaire cette nuit-là: une voiture dont l’avant s’encastre dans un camion. Le cul de l’imposant véhicule décalottant la Buick Electra, telle une boîte de sardines. A l’intérieur, deux hommes, deux garçonnets et une fillette, mais aussi l’une des plus scandaleuses pin-up des années 50: Jayne Mansfield.
Autant vous prévenir: je ne la connaissais pas avant de lire ce livre. Je ne savais même pas qu’elle était aussi célèbre qu’Elisabeth Taylor ou Marilyn Monroe. Et en sachant cela, je me demande si ma culture n’est pas profondément déficiente.
Simon Liberati débute le récit par un long détail de l’accident. Et c’est par cette accroche qu’il va dérouler la vie de Jayne Mansfield. C’est très précis, c’est une biographie. Cela part également un peu dans tous les sens. Une anecdote donne lieu à un éclaircissement, et avec un certain doigté, Simon Liberati arrive à reprendre l’histoire. On pourrait crier à l’entourloupe par manque de linéarité, mais ça marche et cela ne perturbe pas la lecture.
Jayne Mansfield, en commençant la lecture, je me suis demandée qui elle était. Pourquoi je n’en avais jamais entendu parler. Et en fait mon regard a changé quand j’ai appris que sa fille, qui était à l’arrière de sa voiture, était une figure que je connaissais: Mariska Hargitay, l’héroïne de la série "New York Unité Spéciale" (que j’apprécie beaucoup).
Donc, une fois en territoire connu et identifié, la lecture passait déjà mieux. Ensuite, on se prend à apprécier Jayne Mansfield, à comprendre sa mécanique. Bien que les éclaircissements brefs sur son passé et ses petites manies n’apparaissent que tardivement dans le récit. On perçoit aussi difficilement et trop  tard la personnalité de son compagnon. En fait, le livre démarre sur une scène d’accident vraiment bien décrite, avec un passage sur le satanisme assez obscur et qui manque de piment, et une fin qui relance l’intérêt pour le personnage.
L’autre angle qu’il serait intéressant de pousser c’est aussi l’aspect people et jet-set. Jayne Mansfield n’était pas une excellente actrice d’après l’ouvrage, et ne méritait pas autant de mise en lumière. Mais elle était assez intelligente pour vivre grâce à son nom et relancer l’intérêt de la presse people pour s’assurer une renommée et des revenus. Je ne pensais même pas que cela existait à cette époque (à vrai dire j’ai une vision flou de l’univers des médias durant cette période). Mais cela permet presque d’affirmer que la TV-réalité n’a rien inventé et que les personnalités en mal de reconnaissance et aux égos surdimensionnés (comme ceux qu’on voit actuellement avec les Loana, Michael Vendetta et autres personnes aux bonnets D, refaites de partout) existent depuis toujours et ont toujours eu le désir de s’étaler aux yeux des autres et d’utiliser le système pour se rémunérer. Bref, des gens ont toujours compris le système et ont su l’utiliser.
Alors pourquoi le lire? Par curiosité, pour connaître l’histoire d’une bimbo des années 50.
"Jayne Mansfield 1967":
bien
avosnombres

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Profitons de notre liberté d'expression