mardi 1 janvier 2013

Le voleur d’ombres de Marc Levy


Je n’avais jamais lu un livre de Marc Levy (non mais avant ce blog, c’était un désert culturel chez moi??) et à l’occasion d’un challenge "Un mot, des titres", je me suis lancée.
Et si l’enfant que vous étiez rencontrait l’adulte que vous êtes devenu…
« – Maintenant, assieds-toi, il faut que l’on parle, a dit l’ombre.
Je me suis assis en tailleur sur le sol.
- Tu as un pouvoir très rare, il faut que tu acceptes de t’en servir, même s’il te fait peur.
- Pour quoi faire ?
- Trouve pour ceux dont tu dérobes l’ombre cette petite lumière qui éclairera leur vie, un morceau de leur mémoire cachée, c’est tout ce que nous te demandons.
- Nous ?
- Nous, les ombres, souffla celle à qui je m’adressais.
J’ai souri, je comprenais très bien de quoi elle parlait. »


Je n’avais pas d’idées plus ou moins précises sur Marc Levy. Je sais que ses écrits plaisent à une grande majorité et qu’on y découvre une certaine poésie.
Le voleur d’ombres, c’est l’histoire d’un petit garçon qui découvre qu’il peut voler les ombres et découvrir les secrets de ses propriétaires. C’est aussi un enfant abandonné par son père qui doit grandir avec la douleur de sa mère.
L’histoire est belle, pleine de sensibilité et de poésie. Mais elle ne m’a pas fait voyager. Je pense que j’ai commencé à apprécier le récit quand le petit garçon part en vacances à la mer. Et mon intérêt a autant été éveillé qu’endormi. Certains passages m’ont plu, comme le départ pour une nouvelle vie, les révélations sur la mère et le père, et puis la fin qui est vraiment poétique. Mais mise à part cela, ce livre n’a été qu’une histoire de plus.
Le mythe du père absent et dont la mère profite, c’est malheureusement réel, mais traiter de cette manière, j’en attendais plus de violence. Au moins dans le ressenti.
Idem pour l’échec vis-à-vis de sa mère (je fais vraiment tout pour vous éviter de spoiler ceux qui ne l’ont pas lu), j’en attendais une rage au coeur.
Mais j’ai l’impression que tout est enfermé dans un nuage, et qu’on en ressort encore du bon et du positif (je ne dis pas que c’est pas bien).
Je ne sais pas si c’est le récit en lui-même ou bien la marque Marc Levy qui m’empêche d’apprécier le livre. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas le genre de livre que j’affectionne.
Peut-être est-ce car on suit un petit garçon, qui est le narrateur, et que cela ne m’a pas forcément touché (j’ai des difficultés avec pratiquement toutes les lectures enfants-ados).
Aussi est-ce car pour moi, le récit demeure assez poétique, assez "beau", et qu’on est bien loin des sentiments humains qui sont quand même à moitié moches (le mal, le bien, tout ça c’est du 50/50); et j’aime les récits qui vont au fond des âmes.
Donc lecture mitigée. Non car le récit n’est pas intéressant, beau ou autre, mais car je n’ai pas accroché. Est-ce que je retenterai Marc Levy? Je n’en sais rien. Il y a tellement de livres sur Terre que je souhaite favoriser ceux qui vont me laisser une empreinte plutôt que ceux qui me frolent, et cet auteur a déjà un lectorat. Et quand je lis, j’ai vraiment besoin d’intensité et de profondeur.
"Le voleur d'ombres":
pas mal

1 commentaire:

  1. Un des seuls Marc Lévy que je n'ai pas lu, j'espère le faire prochainement, j'adore cet auteur! Tu devrais retenter l'expérience avec un autre de ses romans ;)

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