jeudi 21 février 2013

Le syndrome [E] de Franck Thilliez


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Tout démarre d’un film qui rend aveugle un homme, puis s’ensuit une histoire d’enfants et de lapins, et de personnes assassinées dont les cerveaux ont disparu. Sharko, un vieux roublard de la police, et Lucie enquêtent sur ces crimes. Du Caire à Montréal, en passant par Nanterre, la quête du syndrome E ne laisse personne indemne.

Je lis peu souvent des thrillers et des policiers, et à la lecture des premières pages, j’étais sceptique. Malgré la plume agréable de Franck Thilliez, je peinais à m’accrocher. Cela se lisait bien mais sans forcément m’attirer. Et puis, sans m’en rendre compte, je n’ai pas pu lâcher le livre et j’ai voulu avidement connaître la suite. Le syndrome E m’avait aussi contaminé!
Il faut dire que l’histoire ne manque pas d’intérêt. On a un briscard, Sharko, abîmé par la vie, un peu rustre et à tendance paranoïaque avec de sacrés hallucinations. Et Lucie, flic et mère de famille qui se laisse embarquer dans l’aventure juste parce qu’elle a ça dans le sang. L’histoire nous emmène partout, dans les laboratoires, dans les commissariats, chez les particuliers. A tout moment on change de décors, et on reste dans une action perpétuelle
A cela s’ajoutent les informations scientifiques et historiques que nous distille Franck Thilliez avec grande intelligence, nous rendant accro, avec le besoin de toujours en vouloir plus. Honnêtement, je n’ai pas cherché encore à déceler le vrai du faux, mais je connaissais le test de goût entre Pepsi et Coca, et certaines autres anecdotes. J’ai vérifié rapidement l’histoire du Québec sur wikipédia, et il existe vraiment un Lacombe sauf qu’il n’est pas cinéaste. Bref, je sens que je vais en avoir pour un petit moment avant de tout démêler.
Et vers la seconde moitié du livre, c’est réellement génial: on ne le lâche plus! Ca m’a fait le même effet que pour la fin du joueur d’échecs de Zweig, fallait pas me parler quand j’étais dedans!
Je ne sais pas sur quoi se base Franck Thilliez et si tout cela est réellement possible (là je m’adresse à ceux qui l’ont lu et pourront m’éclaircir), mais les perspectives sont assez effrayantes. Et pourtant je n’ai qu’une hâte, lire le volume 2. Mine de rien, on accroche bien à Sharko. Et le fait qu’il s’appelle Franck, est-ce par ce que l’auteur vivrait une vie parallèle d’enquêteur dans ses romans?
Une affaire étrange bouleverse l’été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d’un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scénario énigmatique. Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l’OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d’une schizophrénie tenace. Il cède à l’appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l’avis d’Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d’hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l’informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l’histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer… Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d’une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire…
Voici mes collègues de la LC, n’hésitez pas à consulter leurs avis!
intéressant

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