lundi 25 février 2013

L’homme qui aimait ma femme de Simonetta Greggio


L'homme%20qui%20aimait%20ma%20femme
Deux frères aiment chacun à leur façon la même femme : Maria. Alexandre est volage et ne conçoit pas sa vie sans conquêtes féminines. Il épouse Maria et continue de collectionner les aventures féminines. Yann lui aussi aime Maria. Il essaie de l’oublier avec d’autres femmes lors de rencontres fortuites, d’une histoire d’amour "ersatz" à celle de Maria et se jette corps et âme dans ses projets professionnels. On suivra ainsi la vie des deux frères dès leurs années universitaires tout en les acompagnant les années suivantes durant lesquelles leurs chemins de vie s’entrecroisent sans cesse.


L’histoire aurait pu être intéressante car elle pose la question de l’amour. Un thème universel dont la définition reste sans réelle réponse. Mais en fin de compte chacun y inscrit ce qu’il veut, ce qu’il peut, ce qu’il désire et y trouve peut-être ce qu’il en attend. Malheureusement la lecture de ce romant est difficile car on navigue entre un cours de philosophie tellement il y a des citations et des références à des philosophes. Cela affaibli le récit. De plus de temps à autre transparaît le vécu personnel de l’auteur. Finalement on s’y perd et le romant perd tout intérêt pour le lecteur qui s’essouffle. Pourtant on poursuit la lecture jusqu’au bout. Ce n’est pas un livre que l’on retiendra.
Dommage car Simonetta GREGGIO m’avait agréablement surprise avec "Etoiles" et "Les mains nues", livres grâce auxquels j’avais totalement adhéré à l’écriture et surtout à l’univers de l’auteur.
"L’homme qui aimait ma femme" est un roman qui peut être lu sans problème par ceux qui ont été étudiants dans les années 1960. Ils y s’y retrouveront cette atmosphère d’insouciance, de désinvolture, cette soif à vouloir refaire le monde entretenue par les écrits des philosophes et surtout la liberté sexuelle et celle de penser qui étaient les leur en ce temps-là. Peut-être se reconnaîtront-ils dans les personnages du roman et dans leur vie qui y sont relatés. Qui sait ?
En ce qui me concerne et cet avis est juste le mien, je suis déçue de ce roman. Trop d’intellectualisme errode la qualité. Je suis d’autant plus déçue que l’auteur Simonetta Greggio est une référence pour moi.
Deux frères, Alexandre et Yann, aiment la même femme, Maria, rencontrée au milieu des années 1960 alors qu ils sont tous les trois étudiants. Pendant plus de quarante ans, elle sera le pivot de leur vie et la spectatrice intime de cette histoire d amour qui va se dérouler essentiellement à Paris, noyau politique, littéraire et artistique d’une France en mutation.
Alexandre, l’aîné, deviendra professeur de lettres, Yann, le cadet, après un passage à l’École Normale Supérieure, sera avocat, Maria écrira des biographies. Le mouvement pacifiste et hippie va laisser place aux paillettes du premier néolibéralisme puis aux différentes crises économiques qui aboutiront à la récession des années 2000, Truffaut tournera Jules et Jim, Lacan endoctrinera des cohortes de jeunes psychanalystes, Althusser étranglera sa femme, Jankélévitch et Levinas croiseront Derrida, Deleuze, et même Lagarde et Michard. C’est Allis, amie d’Alexandre et témoin extérieur, qui nous raconte l’histoire belle mais terrible de ces quarante années d’amour et de trahison.
Ondine
déception

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