mercredi 6 février 2013

Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis


pourqouijai
Certains m’inspirent, d’autres pas.. Mais celle-ci m’a inspirée! La chronique d’Hajar! Et également un autre avis d’une bloggeuse que je suis sur twitter et qui l’a rédigé récemment (si tu te reconnais, signale-toi)!

Nous sommes dans le pléistocène, 2 millions à 12 000 avant le présent, et nos ancêtres grimpent encore dans les arbres, mangent des baies et sont à la merci des carnivores. Mais quelques uns décident d’évoluer. Menée par "Père", la tribu devient carnivore, chasse, et commence à avoir des prétentions. Voilà venu le temps du progrès!
C’est avec des scènes caricaturales et humoristiques que Roy Lewis nous narre l’histoire de cette bande, mais surtout nous faire comprendre quelles ont été les démarches et les éléments incitateurs pour en arriver là où nous en somme. Bien sûr c’est très primaire, à cette époque la révolution passe d’abord par la maîtrise du feu, l’habitat, les moeurs. Mais ce sont ces éléments qui ont aussi construit notre société en général.
Je n’ai pas ri aux éclats, mais les situations étaient plutôt comiques et certains aspects de la société bien représentés: avec l’art et la culture, la guerre et les conquêtes, la philosophie, les relations entre individus. Chaque personnage symbolise un aspect en particulier. Et évidemment on retrouve le réfractaire en la personne de Vania, le vieux aigri qui fait sans cesse des remontrances mais qui profite bien du système. "Back to the trees!!"
Avec cette oeuvre, Roy Lewis lève un pan du rideau et complète les cours qu’on a pu recevoir au cours de notre scolarité de façon tout à fait pédagogique.
Ernest, un jeune homme préhistorique du Pléistocène moyen raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, féru de sciences et pétri d’idées généreuses. Pour échapper aux prédateurs de l’Afrique orientale, Édouard invente successivement le feu, les pointes durcies à la flamme, l’exogamie et l’arc. Seul l’oncle Vania voit cette débauche de progrès d’un mauvais œil et ne se prive pas de critiquer Édouard, en profitant toutefois de ses dernières trouvailles : si son cri de ralliement est « Back to the trees! », il le pousse volontiers auprès d’un foyer rassurant.
Le reste de sa famille est également inventif : la mère découvrira la cuisson des aliments alors que Ernest et ses frères se distingueront chacun à leur manière, tel William, qui tentera de domestiquer un chien, Alexandre qui à l’aide de morceaux de charbon dessinera des images contre les rochers ou encore Oswald qui poussera, en bon chasseur, la famille à la vie nomade.
L’incendie accidentel de la savane, le don du feu à des tribus adversaires, puis la découverte de l’arc donnent lieu à de nombreuses controverses conduisant au dénouement tragique qui justifie le titre français.
intéressant

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