mardi 5 février 2013

The walking Dead tome 1: l’ascension du gouverneur de Robert Kirkman et Jay Bonansinga


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J’hésitais entre Hunger Games et Walking dead, ressentant le désir de lire un livre totalement déconnecté de toute conception sociétale. Amatrice de morts vivants (le jeu Resident evil et ses livres dérivés ne m’ont pas été épargnés), j’ai opté pour le second choix.

Face à une invasion de zombies, Phillip, ainsi que sa fille Penny et son frère Brian, fuit en direction d’Atlanta, accompagné de ses amis d’enfance Bobbie et Nick. Ils veulent rejoindre cette ville car la rumeur dit qu’il y aurait une sorte de camp qui pourrait leur assurer leur survie. Mais pour y arriver, il faut faire de longs kilomètres, et dans un environnement sinistré sans stations essences et technologies, et dans lequel tout mort se tranforme en zombie, la menace est constante.
Je ne suis pas fan de fantasy, ni d’êtres fantastiques. Les vampires me font mourrir d’ennui, les cyborgs ne me divertissent pas. En somme, le seul truc que j’adore comme monstres ce sont les morts vivants, ou zombies. Un zombie, c’est dénué d’âme mais cela a une sorte de vie. C’est notre double sauf qu’il est mué par une envie qui est pour nous la pire des abominations:le cannibalisme. Et en plus c’est dénué de raison. Je trouve que c’est vraiment l’être le plus abominable qui puisse avoir été inventé, car il y a un rapport assez étrange avec la mort et la croyance puisque cela sous-entend la venue d’une certaine apocalypse, et l’impossibilité d’accéder au paradis, tout en assurant quelque part une sorte de vie après la mort. Le zombie c’est un peu le shaker de nos pires fantasmes.
Walking dead ne m’a pas déçu. L’écriture est au présent, on vit donc l’action. Le rythme est haletant, les péripéties sont effrayantes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressentis autant de stress en lisant un livre. Qui plus est avec des zombies, jackpot total.
Je redoutais un peu que la question du zombie soit baclé, comme souvent. Un zombie, c’est un corps en putréfaction et logiquement au bout d’un moment il tombe en ruine. Mais l’auteur aborde le sujet. Pire, il décide qu’on ne devient pas zombie en étant touché par un autre, mais simplement en mourant. Pour moi c’est clair, l’air ou l’eau a dû être contaminé. Mais alors pourquoi certains sont transformés et d’autres ne le sont-ils qu’à leur mort? Vous ne le saurez pas dans ce volume, et c’est dommage. Peut-être est-ce comme dans Resident Evil, une grande compagnie pharmaceutique a fait une bourde. Nous verrons.
J’ai bien aimé Bobbie, Nick, Philip et Brian. Bien aimé car ces 4 types sont juste des anti-héros. Tous ont des failles, ont un côté naze et mauvais. Et en plus ils ne sont même pas beaux (en fait mon seul coup de coeur pour un homme a été pour Martinez qui n’apparait qu’en fin de volume et dit 3 phrases, et rien qu’avec cela, je me suis dit "ça c’est un mec que j’ai envie de revoir dans le tome 2").
Philip a été d’abord le personnage que j’appréciais le plus, puis ce fut Nick, pour finir Brian. Quoique Brian m’a quand même rapidement soulé quelque part. J’avais l’impression qu’il devait un peu jouer le role de perturbateur et surtout permettre d’asseoir la présence de Penny dans le récit. En fait si on ne voyait pas Penny par les yeux de Brian, j’aurai douté de son existence. Mais heureusement, Penny fait partie d’un élément déterminant dans le dénouement.
Par contre, niveau femmes, il n’y a rien. C’est vraiment dommage que cette présence ne soit restreinte qu’à April et Tara. Ok, à la base rencontrer des survivants c’est déjà compliqué. Mais bon, les deux filles ne sont pas arrivées à cette place comme ça, alors leur donner un peu plus d’action et de présence aurait été un moindre mal.
Je signale également que je trouve dingue la chance démentielle qu’ils ont. A chaque fois, ils tombent sur des bolides, ou des endroits paradisiaques. Toutefois je me dis que c’est plausible, puisque des endroits inhabités existent encore, et surtout que, pour en arriver, là il faut en avoir!
PASSEZ DIRECTEMENT A LA PHRASE EN ROUGE SI VOUS N’AVEZ PAS LU LE LIVRE ET DESIREZ PRESERVER UN ELEMENT
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Une chose m’a déplu: la scène du viol. Traitée avec légèreté, elle me dérange. Ok, Philip peut être un beau salaud mais ça aurait été une juste mesure de donner un peu d’importance au rôle d’April. Même en temps de conflit, le viol n’est pas justifié, et je n’apprécie pas cette idée que sous prétexte d’un orgasme et de restriction de contact sexuel, un homme n’est pas capable de respecter une femme.
Concernant April et Tara, je suis un peu frustrée de ne pas en savoir plus. Que vont-elles devenir, seules? Et surtout, April ne peut-elle pas finalement tomber enceinte de Philip? Peut-être qu’elle réapparaitra plus tard avec le bébé? (reste à savoir comment elles vont sortir d’Atlanta..)
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VOUS POUVEZ REPRENDRE LA LECTURE (JE N’AI PAS TROUVE DE MEILLEURE METHODE)
Je ne dirais pas que l’histoire est la plus originale qui soit mais c’est en tout cas l’une des seules que je connaisse à ce sujet. J’aurais bien apprécié qu’elle soit plus aboutie, qu’il y ait plus de détails, et que le style soit mieux travaillé car de ce côté c’est vraiment pas celle qui m’ait le plus emballée. Je trouve aussi (et ce n’est que mon avis) que parfois les dialogues sont très ressemblants à ceux de certains livres young-adult, bit-lit et jeunesse que j’ai pu survolé, assez fades, et dont on pourrait se passer sans problème. Histoire de donner un aperçu, j’aurais bien vu l’imagination de Robert Kirkman avec le style de Cormac Mac Carthy, et là je peux vous dire qu’on aurait eu un roman incroyable!
Sinon, le récit tient la route, surprend, et la fin est juste un très beau retournement de situation. Je n’ai pas vu la série, ni lu les comics, donc ceux dans mon cas apprécieront, je pense, ce final vraiment sympa.
A lire pour se faire peur, parce que c’est rythmé. Dommage qu’il n’y ait pas plus de profondeur dans la psychologie des personnages et dans leurs aventures, et que le style et le vocabulaire soient si peu élaborés. Mais à découvrir parce que c’est le seul du genre à reprendre l’univers incroyable de Resident Evil.
Dans le monde de The Walking Dead, envahi par les morts-vivants où quelques-uns tentent de survivre, il n’y a pas plus redoutable que le Gouverneur.
Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens de la justice, qu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient. Mais pourquoi est-il si méchant ? Dans L’Ascension du Gouverneur, le lecteur découvre pour la première fois comment et pourquoi Philip Blake est ce qu’il est, ce qui l’a conduit à devenir…
intéressant

1 commentaire:

  1. Je viens de publier ma critique cette après-midi. On m'a prêté le livre, je suis entrée dedans un peu comme dans le comics : par hasard, sur les conseils d'autres personnes - je ne suis pas du tout amatrice de films d'horreur, n'ai jamais joué à RE, et question littérature de ce genre j'en suis au tout début. :) J'ai bien aimé dans l'ensemble (tout comme les comics - j'en suis au 12 je crois) - mais le retournement de situation final ne m'a pas convaincue tout à fait. Par contre je trouve que l'atmosphère n'est pas mal, il y a une tension qui ne se relâche jamais vraiment.

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