lundi 25 mars 2013

La rivière noire d’Arnaldur Indridason (2011)


couv14297976
A Reykjavik en Islande un homme est retrouvé égorgé dans son appartement. Il porte un tee-shirt féminin avec l’inscription "San Francisco" et a du rohypnol, la drogue des violeurs, dans la poche de sa veste.  Aucune trace de lutte, ni d’arme sur le lieu du crime. Juste un châle parfumé aux épices indiens est retrouvé sous le lit. Serait-ce une victime droguée et violée qui l’aurait tué après son méfait ? L’enquête est confiée à Elinborg une inspectrice de la Criminelle de Reykjavik.


Avec Elinborg l’auteur nous emmène dans une enquête palpitante. Pourquoi avoir tué Runolfer ? Il était inconnu des services de police et avait un casier judiciaire vierge. Il travaillait pour une compagnie de téléphonie et vivait seul dans cet appartement depuis dix ans. Sa mère habitait en Province dans un village de pêcheurs.
Au delà de cette enquête minutieuse et passionnante Arnaldur Indridason nous fait également découvrir l’Islande et cette atmosphère particulière des pays nordiques. Avec "la rivière noire" Arnaldur Indridason nous embarque dans une enquête policière cohérente, palpitante, pleine de tâtonnements et de rebondissements. Le scénario ne présente aucune faille. On y découvre en filigramme l’Islande qui ne nous est pas particulièrement familière. Elinborg est une policière émérite, une des premières femmes a avoir intégrer la Criminelle. Elle conjugue avec aisance et simplicité travail et vie de famille. A travers son regard on découvre l’Islande et les Islandais.
 "La rivière noire" d’Arnaldur Indridason est un très bon roman policier. Il est captivant et ne présente aucune incohérence. Il se lit avec intérêt, avidité et beaucoup de plaisir et de curiosité.
A conseiller à ceux qui aiment les livres policiers et à découvrir absolument pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas cet auteur. C’est une valeur sûre.
ONDINE
Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d’effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol… Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d’épices, qui va mettre Elinborg, l’adjointe d’Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d’une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu’elle soit persuadée d’avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d’autres sévices soigneusement tenus secrets.
En l’absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l’équipe va s’employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun.
intéressant

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Profitons de notre liberté d'expression