vendredi 29 mars 2013

Lartigues et Prévert de Benjamin Adam (2013)


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en qq motsPrévert cherche Lartigues dans un train. Il est angoissé. Soudain il trouve son ami en train de gentiment bavarder avec une jeune femme. Le duo descend à l’arrêt suivant. Il semblerait qu’il soit question d’un meurtre. Les deux individus auraient-ils une part de responsabilité dans cet acte?


cequejenpenseJ’ai reçu cette bande-dessinée suite à ma participation à un vendredi lecture sur twitter. On peut dire que j’ai eu du bol. Encore plus quand j’ai reçu l’ouvrage. Grand format, épais et de belle facture, que demande le peuple?
On suit donc l’histoire de Prévert et Lartigues qui débarquent dans la maison de la tante de Prévert, pendant un climat enneigé. Les deux semblent de sacrés coquins, et toute la question se pose autour d’un corps retrouvé dans une bagnole. Apparemment les deux rigolos auraient fait un casse et cela se serait mal passé.
On recueille les informations en picorant comme un oiseau. La bande-dessinée compte un nombre de pages assez important, et les parties sont donc divisées par des sortes d’entracte. C’est dans ces moments là où on peut faire une pause, mais aussi en savoir plus sur les personnages grâce à des scénettes jouées par l’entourage de Lartigues et Prévert, comme la famille ou le boss. On voit qu’il y a aussi des sortes de micro-trottoir afin de dessiner la personnalité des deux protagonistes. J’ai plutôt bien apprécié cette façon de faire assez originale.
Prévert semble non seulement être un peu naïf, et bien que ce soit le personnage le plus agréable du duo, il est parfois pénible à ne pas prendre de grande décision. Lartigues est son inverse: chiant, crade et à côté de la plaque. Le type même qui m’agacerait dans la vraie vie. On a affaire ici à des anti-héros. Quelques fois ça fait du bien de côtoyer des gens normaux qui puent, même si dans le fond c’est quand même quelque part agaçant. Sur ce coup, belle prise de risque (surtout pour Lartigues, il est rare que je n’aime pas les personnages principaux à ce point). Mais les personnages n’y gagnent pas en charisme, c’est dommage.
Concernant l’intrigue, je n’ai pas vraiment aimé. J’ai mis du temps à comprendre, l’ambiance de la bande-dessinée ne me plaisait pas (trop crade pour moi), et l’absence de quatrième de couverture m’a bien largué. Pendant un bon moment je me suis demandée où l’auteur voulait me mener. D’ailleurs, le pire est je crois de ne pas avoir compris la fin. Probablement car je n’ai pas assez bien apprécié l’histoire pour en comprendre toutes les subtilités.
Néanmoins cette bande-dessinée a un univers propre. Ok, je n’ai pas aimé: ni l’histoire, ni les personnages, ni l’ambiance. Mais c’est aussi car Benjamin Adam est allé au bout de son idée, qu’il a créé un univers où les éléments se combinent bien ensemble. C’est appréciable. Et c’est aussi ce qui me convainc que cet ouvrage saura trouver son public. Trop typé pour moi, mais certainement à la portée d’un autre public!
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les points forts
-Un univers complet
-Un auteur qui va au bout de ses idées
-Une rédaction originale
les points faibles
-Lartigues est sale! *beurk
-les protagonistes ne sont pas charismatiques
-histoire difficilement compréhensible
résumé
Lartigues et Prévert sont difficiles à séparer. Tous les deux font des piges pour des petits contrebandiers du coin. Quand un matin neigeux, ils s’échappent d’un traquenard, ils prennent conscience que cette fois-ci, leur vie un peu monotone est en train de glisser vers le polar miteux. Pour Lartigues, l’occasion est trop belle pour tout recommencer mais loin de leur vie bien réglée, leur amitié ne pèse plus tant que ça.
déception
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