samedi 30 mars 2013

Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia (2011)


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en qq motsMichel Marini est un adolescent dans les années 60. Il va au lycée Henri IV à Paris, a une famille assez aisée, et est proche de son frère Franck. Adepte du baby-foot, il va découvrir un curieux club d’échecs dans l’arrière-salle du Balto, dans lequel se réunissent Camus, Kessel et Sartre, mais aussi de nombreux immigrés d’Europe de l’Est comme Tibor, Leonid, Igor..


cequejenpenseDepuis le temps que j’en entends du bien, il fallait bien me lancer dans la lecture de cette œuvre. Comment aurais-je pu passer devant cette fresque de l’époque Gaulliste et de la guerre d’Algérie?
On suit donc Michel Marini, le narrateur de 1959 à 1964. A travers ses yeux de petit gars, on découvre cette période. Non pas sous forme historique, mais de façon fictionnel. Un procédé toujours agréable pour allier la connaissance et le plaisir de lire.
Michel est un gars bien sympathique. On s’attache vite à ce personnage, qui est agréable, posé, et toujours à l’écoute de ses amis. Un camarade de lecture agréable donc. Son frère Franck l’est tout autant. Evidemment, on le cerne un peu moins, puisqu’on vit l’histoire à travers les yeux de Michel. Mais Franck c’est aussi celui qui sort avec Cécile, autrement dit une autre grande amie de Michel, qui va avoir une place d’importance dans sa vie et dans le roman. Et Cécile c’est aussi la sœur de Pierre, celui qui va lui filer tous ses vinyles de rock lorsqu’il s’en ira à l’armée.
Ce roman est fait de rencontres et de liaisons. On découvre les amitiés se dessiner et puis parfois disparaitre de manière subite, comme dans la vie. Une rencontre en provoque une autre, ainsi de suite. C’est plaisant de découvrir la vie de Leonid, d’Igor et des autres. Comme dit plus haut, c’est véritablement une fresque. Jean-Michel Guenassia a semble-t-il fait un travail d’orfèvre. Le passé des immigrés, véritable plongée dans le passé soviétique et ses problématiques, est vraiment intéressant et enrichissant. L’exil, l’abandon, la dureté de la vie. Ces personnes ont vécu tellement de difficultés et on les admire de garder autant foi dans la vie, d’avoir ce perpétuel optimisme.
Néanmoins, malgré toute la fluidité de sa plume, ma lecture et mon attention ont été discontinues. Parfois mon intérêt était acquis, et d’autres fois cela m’était difficile de poursuivre. J’ai dû persévérer à certains moments pour ne pas lâcher. La lecture s’est révélée longue à certains moments, peut-être par véritable manque d’action. L’action ce sacro-saint mot, qu’on brandit à chaque fois, comme si on devait en avoir à tout bout de champs! Comme si à chaque fois il fallait que ça bouge! Et bien, apparemment j’entre dans la catégorie de ceux qui en sont friandes. Mais je pense que cela est également dû à Michel, le narrateur. C’est un ado sympathique mais plutôt sage. Et ses aventures ne sont pas les plus passionnantes (quelques fois elles sont mêmes plus fades que celles de personnages de second-plan).
Un récit intéressant, un véritable coup de cœur pour d’autres mais qui, sans me décevoir, ne m’a pas non plus embarqué très loin. Par contre j’ai développé une véritable sympathie pour les membres du club, qui ont chacun une personnalité propre et intéressante. Et cela demeure quand même une agréable plongée dans les années 60, même si j’ai peiné à le lire.
les points forts
-Belle fresque
-Sorte de témoignage des années gaullistes
-Des personnages charismatiques (ceux de second plan inclus)
les points faibles
-Un peu long
résumé
Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n'roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes. Portrait de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique douce-amère d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par l’authenticité qui souffle sur ces pages.
bien
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