samedi 30 mars 2013

Le silence de minuit de Denise Mina (2011) -by Tomisika


9782253167204-T
en qq motsPat et Eddy recherchent "Bob". Ils tiennent une planque à proximité de la maison d’une famille d’immigrés venus d’Ouganda. Soudain ils s’élancent, ordonnent d’avoir Bob, et devant la perplexité de la famille, s’emparent du père et le kidnappent. Ils le rendront contre une rançon de 2 millions de livres. Alex Morrow, enquêtrice, débarque sur les lieux, subordonnée par Bannerman. Ils savent que Bob existe, malgré les dires de la famille. Mais pas ce que lui veulent les deux kidnappeurs.


cequejenpenseJe n’ai pas pour habitude de lire les thrillers, et en découvrant que celui-ci se déroulait à Glasgow, je n’ai pas hésité. J’adore le dépaysement, les sensations fortes, et le dernier livre  ("La fin de la saison des guêpes") de Denise Mina a été cité comme l’un des dix polars de l’année.
On suit donc alternativement Eddy, Pat et son cousin Malki (ça c’est pour le côté des méchants) qui ont kidnappé "Nugget", le patriarche de la famille. Puis on a aussi la partie des victimes, et enfin celle des flics: Mirrow et Bannerman. Le tout s’entrecroise, comme un récit classique.
Les personnages sont assez crédibles, on comprend leurs motivations et leurs fragilités, comme la rudesse d’Eddy qui est un peu déglingué, le rêveur Pat qui s’échappe perpétuellement en pensée. Mirrow est un flic sympa à suivre, mais banale. Bannerman aussi.
En fait ce livre n’est en rien un thriller, on suit juste le déroulement classique d’une enquête. J’en attendais autre chose, comme plus de violence, de rythme, peut-être même de techniques d’enquête. Mais ici ça pêche un peu quand même. Il y a pas mal de dialogues, qui ne sont pas vraiment prenants.
Bon après, je relativise. Je ne suis pas amatrice de polar (puisque je ne vois pas en quoi celui-ci est un thriller), et je n’ai pas non plus aimé la série Serum, donc je ne suis peut-être pas le public cible, et je dois faire partie de ceux plus difficile à atteindre.
La quatrième de couverture mentionne également la question du machisme et du racisme ordinaires. Certes, il y en a. Je dois être un peu blasée parce que cela ne m’étonne même pas dans la vie quotidienne, alors comment voulez-vous que je réagisse quand il est question des mêmes faits dans un livre. D’ailleurs j’ai trouvé dommage que le passé de "Nugget" ne soit pas exploité jusqu’au bout. Au bout de deux fois où il se le remémore, même si à chaque fois on en apprend plus, l’histoire tourne toujours de la même idée. Pour le reste, je n’en dirais pas plus au risque de gâcher votre lecture.
En définitive, Denise Mina nous propose un récit assez classique et réaliste. Il ne brille pas parce que tout est assez banal et ordinaire, et que l’atmosphère de Glasgow n’en ressort pas, ni même les spécificités de la police ou d’une enquête. Donc si vous êtes friands d’enquête à la Sherlock Holmes ou de police scientifique, passez votre tour. J’aurai voulu plus de couleurs, et peut-être un peu plus de profondeur. Mais je suppose que c’est aussi ça la littérature: retranscrire juste le quotidien. Parfois c’est bien aussi de redescendre sur terre et de ne pas toujours avoir besoin de superlatifs et de surenchère.
Merci à Livraddict et Livre de Poche pour ce partenariat, cela nous permet de découvrir des livres qu’on le lit pas habituellement.
les points forts
-Réaliste
-Dénonce le machisme et le racisme ordinaires
les points faibles
-Réaliste donc fade
-Aucun détail sur l’enquête (hormis les interrogatoires)
-Certains dialogues inintéressants
AUTRE AVIS: ci-dessous l’avis d’Ondine (merci de commenter le sien ici!) Elle l’a classé comme intéressant.
Une famille immigrée de la banlieue résidentielle de Glasgow se fait agresser à son domicile par deux individus cagoulés. Ils recherchent un certain Bob. Comme le fameux Bob est introuvable, ils décident d’emmener un otage : Aamir Anwar le père de famille. Pour sa libération ils réclament à la famille une rançon de deux millions de livres. L’enquête est confiée à l’inspecteur Grant Bannerman. L’inspectrice Alex Morrow doit le seconder.
Avec son roman Denise MINA nous entraîne dans une histoire ubuesque où s’entremêlent l’amateurisme des kidnappeurs, le passé et les secrets de la famille Anwar, les relations conflictuelles des inspecteurs chargés de l’enquête, etc… On se laisse embarquer dans ce polar sans aucune difficulté. Tous les personnages sont décrits avec beaucoup d’intensité et d’authenticité.
A travers eux Denis MINA aborde sans concession la complexité des liens familiaux, des rapports sociaux et professionnels, le racisme et l’intégration. Ce livre se lit avec aisance et plaisir. Il est fluide, intéressant, rempli de rebondissements.
Avec beaucoup de finesse l’auteure humanise ses personnages. On y plonge dès les premières lignes et on se laisse mener au dénouement sans effort ni lassitude. A lire absolument car c’est un bon polar qui fait beaucoup de bien.
résumé
Glasgow. Deux hommes cagoulés font irruption dans la maison d’une famille immigrée de la banlieue résidentielle en réclamant « Bob ». Aamir Anwar, le père, est pris en otage. Une rançon de deux millions de livres est exigée. L’inspectrice Alex Morrow sent que quelque chose cloche. D’abord, il n’y a pas de Bob, et l’on pourrait croire à une erreur si certains regards et attitudes ne l’incitaient à penser que quelqu’un ment ; en tout cas, tout le monde a quelque chose à cacher. Étude du machisme et du racisme ordinaires en milieu écossais, Le Silence de minuit rejoint la tradition des romans policiers d’action où du nouveau surgit à chaque page, jusqu’au dénouement final, totalement imprévu.
pas mal
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