dimanche 3 mars 2013

The walking dead – comics – (avis global) de Robert Kirkman, Charlie Adlard et Tony Moore


walking-dead-comic
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu des comics. Auparavant j’aimais bien Witchblade, Tomb Raider et d’autres dont j’ai oublié le nom. C’est la lecture du livre qui m’a donné envie de voir ce que cachait la bande-dessinée. Bien m’en a pris puisque c’est un véritable coup de cœur que j’ai eu pour elle.

Rick se réveille du coma dans un hôpital et découvre la présence d’êtres humains en décomposition régis par un grand appétit pour les autres humains et d’une grande violence. En sortant, il constate que le monde a changé, et qu’il est l’un des seuls survivants…
J’ai pris le parti de donner un avis global, et non par tome, puisque ce serait diffuser des commentaires de 3 lignes sur l’histoire et certainement vous révéler des élèments essentiels de l’histoire, alors qu’il vaut mieux préserver tout le suspens. Ainsi hormis les principaux éléments je ne reviendrai sur l’histoire et les péripéties pour qu’à votre tour vous découvriez le monde avec les yeux de Rick (attention, ça fait peur!)
Les visages ont des traits expressifs, les décors sont bien dessinés et le rythme est haletant. Difficile de s’ennuyer une minute, puisqu’en lisant nous vivons ce qu’éprouvent les protagonistes. On peut donc dire qu’on s’immerge facilement dans l’univers, et qu’on ressent beaucoup de sensations.
En 17 tomes, j’ai pris plaisir à voir évoluer et murir les personnages. Le scénariste arrive à montrer plusieurs visages de l’être humain, et un peu comme dans le livre de Camus La Peste, on retrouve les comportements excessifs de ceux qui vivent dans l’épouvante. On voit à quel point l’environnement façonne l’attitude de chacun, ainsi que les peurs et les projections. Cela remet en question la notion de droit et de pouvoir. Le plaisir et la curiosité de s’interroger sur la création d’un nouveau monde, et sur la mise en place de nouvelles normes, c’est en partie tout l’intérêt de cette oeuvre.
Je suppose que c’est pour cela que, comme la route de Mc Carthy, Walking Dead rencontre un certain succès. Ces récits de fin du monde interrogent sur l’établissement de notre quotidien, sur les piliers de notre humanité. Qu’en serait-il si tout ce qui est immuable et installé à l’heure actuelle était autrement? Avons-nous façonné la meilleure gestion possible de notre humanité? Mais surtout, en cas de destruction et d’effacement de ces lois et règles morales, serons nous capable de créer avec un meilleur apport qualitatif ou retomberons-nous dans une bestialité dont nous sommes en partie issus?
Ensuite l’autre élément qui explique son succès, c’est évidemment la présence de zombie. J’en avais parlé dans mon billet sur le tome 1. Le zombie, c’est un être humain dépourvu de conscience. C’est un être humain qui n’est régit que par l’instinct, sans aucun raisonnement. Mais surtout il se compromet dans ce qui est le plus effroyable après le viol (et donc la possession du corps de quelqu’un): le cannibalisme. Qu’y-a-t-il de plus effrayant qu’une personne, comme vous et moi, qui serait insensible à toute nos argumentations et voudrait juste nous manger séance tenante?
Dans la "mythologie" fantastique, ce type de comportement est introuvable et incomparable chez toutes les autres espèces. Le vampire suce le sang et te transforme en un être similaire, c’est une menace mais possède la raison. Pareillement les cyborg sont soit deshumanisés (puisqu’on leur ajoute des éléments technologiques) soit humanisés (robots avec conscience), mais là encore ce n’est qu’un additionnel à la spécificité humaine. Les fantômes? Méchants ou gentils, ils ont une âme. Quant au Loup-garou leur difficulté est qu’ils se transforment en animal pendant la pleine lune. J’en ai probablement oublié, mais vous avez saisi l’essentiel.
Outre l’aspect de cet absence de raison (qui différencie l’homme de l’animal), il y a bien sûr le rapport à la mort. Puisqu’ici l’être décédé se réveille dans la même enveloppe corporelle mais est tout autre. Il n’y a donc plus de mort dans le sens propre du terme. L’être est interdit d’autre-monde, de paradis ou d’enfer, selon les croyances. Il défie les lois et pire, en te mordant il t’entraîne avec lui.
Et enfin, la question de la science. Une avancée scientifique peut-elle produire cela? Sommes-nous à la merci d’une erreur d’un grand laboratoire? Comment se protéger d’une contagion ou d’une attaque? Et comment s’en soigner si tous les milieux pharmaceutiques et médicaux sont détruits?
Pour finir, les personnages de la bande-dessinée ont chacun une personnalité propre et intéressante. On s’y attache facilement, on est triste quand ils meurent, et quand des nouveaux arrivent on les observe avec méfiance. On partage les mêmes craintes pour le groupe que les protagonistes qui doivent faire face à un équilibre précaire.
On voit comment ils s’endurcissent, la perte progressive d’humanité (tuer l’autre pour éviter qu’il ne nous tue ou court à notre perte). Une des  scènes frappantes est celle lorsque l’un des personnages ne se rend même plus compte que tuer une personne de son entourage est un crime, tellement il a grandit dans cet environnement. Et puis la cruauté, la faim qui pousse à toujours repousser les limites de ce qui est établi comme inadmissible par la société.
J’ai lu tous les tomes (de 1 à 17) en deux jours, tellement c’est palpitant et intéressant. Il va m’être difficile d’attendre la sortie du 18 en juin. Très certainement que je les relirai à l’occasion pour calmer mon impatience. Si vous hésitez entre la série télévisée, la bande-dessinée ou les livres, misez sur la bande-dessinée, car elles sont vraiment de qualité.
Pour ceux qui l’ont lu, mes personnages préférés sont Michonne, Andréa (que je déteste dans la série TV), Carl, et Glen. Et vous?
Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Il n’a alors plus qu’une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu’ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.



gros coup de coeur

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