lundi 8 avril 2013

Dans un miroir, obscur de Jostein Gaarder (1998)


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en qq motsPendant le réveillon de noël, Cécilie est trop malade pour rester dans sa chambre. Toute la soirée, ses parents viennent la voir, et prennent garde à laisser les portes ouvertes afin que la petite fille profite de l’évènement  C’est alors qu’un ange vient lui rendre visite.


cequejenpenseDans un miroir, obscur est le deuxième ouvrage de Jostein Gaarder que je lis. L’auteur est aisément reconnaissable à sa plume fluide et agréable.
Dans ce livre, il est question de courage et de caractère mais aussi de la mort qui rode auprès de l’enfant. Cécilie est une enfant malade. Elle ne s’apitoie par sur son sort et garde cette certaine vaillance, allant jusqu’à faire des caprices, afin de se rassurer sur son sort. Déterminée et consciente de son état elle veille à rester présente auprès de sa famille, bien que le sommeil la gagne.
Evidemment Jostein Gaarder va aborder la question de la spiritualité. S’il est question d’ange, souvent en toile de fond c’est qu’il est question d’un Dieu. Ariel, l’être céleste, sait parler de différentes choses, comme le corps ou l’environnement. Les passages qui abordent les sens sont ceux qui m’ont les plus touchés car en lisant on concentre notre intérêt sur ceux-ci, permettant ainsi de se les réapproprier un instant. Ainsi que ceux qui donnent un autre aperçu de la place de l’homme sur terre. Par contre la religion tient une place très présente dans le récit, ce qui peut rebuter certains lecteurs même si l’auteur apporte quelques innovations dans la conception de ce domaine. En ouvrant ce livre, on s’engage ainsi dans un récit très spirituel traitant de la vie et de la mort, où la question de la foi tient une grande place (d’ailleurs Ariel demande plusieurs fois à Cécilie de le "croire").
La matérialisation d’Ariel m’a aussi bien plu. L’adaptation de l’être céleste par l’auteur est très intéressante, et il arrive à jouer avec les idées préconçues et les codes en vigueur existant dans cette thématique.
Jostein Gaarder montre encore toute l’affection qu’il porte à l’enfance, mais aussi l’importance de l’émerveillement qui est très présent chez le petit mais disparaît à l’âge adulte.
L’histoire, qui se concentre uniquement sur Cécile et sa relation avec Ariel, n’est pas forcément des plus actives. A part quelques balades dans la forêt, tout se passe dans la chambre. Mais la petite taille de l’ouvrage évite de déplorer cette absence d’action.
Derrière le miroir, obscur, c’est aussi la préparation au passage pour la petite fille, celle de la vie à la mort.
Enfin toute la question se pose autour d’Ariel. Est-ce que Jostein Gaarder l’utilise comme messager de Dieux ou est-il uniquement issu de l’imagination de Cécilie, comme une sorte de subterfuge permettant d’accepter plus facilement sa condition ou d’expliquer ce qu’elle ne comprend pas ?
Une jolie histoire jeunesse qui se termine avec un pincement au cœur, pleine de sensibilité et de spiritualité, voire moralisatrice.
les points forts
-L’originalité de la conception de la vie
-L’originalité de la conception de l’ange
-Histoire positive et touchante
les points faibles
-Récit un brin moralisateur
-Religion très présente
résumé
Cécilie est malade, mais elle ne souffre plus.
Elle oscille entre veille et sommeil. Soudain, un ange, Ariel, fait son apparition et lui tient compagnie.
Un dialogue se développe alors entre cette fillette qui cherche à comprendre d’où elle vient, qui est dieu, comment les hommes vivent et meurent, et cette voix venue d’ailleurs, esprit libéré de toute contrainte, mais qui n’a pas toutes les réponses.
bien
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