jeudi 4 avril 2013

Le ravissement de Britney Spears de Jean Rolin (2013)


ravissement_britney_spears
en qq motsBritney Spears serait menacée d’enlèvement par un groupuscule islamiste. Un agent (qui ne sait pas conduire) est envoyé à Los Angeles pour suivre l’affaire.


cequejenpenseJ’ai voulu livre cet ouvrage pour plusieurs raisons. D’abord car je ne lis aucun magazine au sujet des peoples, que je n’aime pas les informations volées et dégradantes quand elles touchent la vie privée des gens et ensuite car je voulais comprendre si je ratais quelque chose en ignorant ostensiblement le phénomène people, stars, et télé-réalité. Lorsque j’ai lu les différentes critiques des magazines qui parlaient en bien de ce livre, je me suis ainsi dit que ce serait le moyen de peut-être enfin avoir une clé d’accès sur cet univers que je  n’aime pas.
On suit donc le narrateur à Los Angeles qui nous raconte son expérience. Lui-même blasé par la chose, il porte un regard assez dur sur le décor. Et parfois pousse le bouchon un peu trop loin (Maurice!) quand il réduit cela à de l’intérêt porté par des bonnes femmes (j’ai déjà vu des hommes aussi excités de connaître les mésaventures de Britney!).
La lecture aurait pu bien se dérouler si le narrateur ne nous proposait pas une immersion TOTALE dans sa vie. Ainsi on passe de Britney à la route puis aux transports en commun puis à son rendez-vous puis à Fuck (c’est un des protagonistes) puis au temps puis…. ainsi de suite. Un chapitre c’est un fil ininterrompu de sujets qui à la fin nous perdent totalement dans l’histoire principale de ce livre. Histoire que je n’ai d’ailleurs pas comprise puisqu’entre-temps je me suis perdue. Mais si Jean Rolin voulait me faire comprendre que le monde du people est insipide à ce point, il a réussi à m’en convaincre, car tout porte à croire qu’il y a plus intéressant à analyser les usagers des transports en commun que l’absence de culotte de Britney Spears. Une Britney Spears quasiment absente soit dit en passant, et on note quand même la présence de Lindsey Lohan (ça c’est pour les fans).
Pour être honnête, j’ai tenu bon jusqu’à la page 157 et j’ai survolé jusqu’à la fin (soit la page 268). Mais avec toute la bonne volonté du monde, même le survol est impossible! Car autant je pourrais incriminer l’histoire totalement alambiquée écrite par Jean Rolin, autant la mise en page est réellement un obstacle à toute lecture. Il n’y a AUCUN paragraphe et la marge est assez mince pour devoir bien ouvrir le livre pour lire. Donc confort de lecture réduit à néant. Je suis encore surprise d’un tel choix de la part de l’éditeur ou de l’auteur. Pourquoi ne pas faire respirer le texte? S’ils voulaient éprouver notre motivation et notre enthousiasme, c’est fait! J’ai abandonné et survolé très rapidement et lu les dernières pages pour voir si je n’avais rien loupé. Et bien je confirme: j’ai certainement loupé beaucoup de choses vu la densité d’écriture de Jean Rolin mais je ne culpabilise pas.
Jean Rolin a quand même dans ce récit une précision des mots et des faits qui fait plaisir, et une maîtrise certaine de la langue. Mais c’est bien là tout le talent dans ce livre. Je m’étonne encore qu’il ait voulu le publier tel quel, avec des phrases interminables à ce point. J’ai beaucoup d’admiration pour lui, reconnu dans la presse comme talentueux, mais ce livre, je ne l’ai pas compris. Je n’ai pas compris l’originalité du style (et pourtant je suis amatrice de cela!), je n’ai pas compris pourquoi il voulait autant brouiller les pistes dans sa trame narrative (à moins de bien nous faire comprendre que le people est ennuyeux et qu’on s’en fiche totalement qu’il bouffe des glaces), je n’ai pas compris son humour (tout au plus ses sarcasmes), je n’ai pas compris cette mise en page digne des livres de séries Z.
Je compte quand même laisser une chance aux livres de cet auteur à l’occasion, peut-être est-ce le sujet de ce livre qui le dessert (et ce n’est pas l’homme que je n’aime pas, mais bien ce livre, je précise).
Je ressors donc de cette lecture perplexe et déçue. D’après les professionnels et critiques littéraires, on pouvait en attendre beaucoup. J’espérais d’ailleurs comprendre cet engouement pour des personnalités dont je me fiche comme de ma première culotte. Mais ce fut un flop de grande ampleur.
Merci à Lire ou mourir & à Folio de m’avoir offert ce livre.
les points forts
-Des faits précis
les points faibles
-Histoire incompréhensible
-Mise en page désastreuse
résuméFaut-il prendre au sérieux les menaces d’enlèvement qu’un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui. Certes, l’agent qu’ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps – il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la mélancolie -, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s’accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu’à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles. II n’en échouera pas moins dans sa mission, et c’est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu’il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.
déception
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