lundi 13 mai 2013

L’oeil du léopard de Henning Mankell (2012)


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Hans Olofson grandit dans un petit village suédois. Abandonné par sa mère, il est élevé par son père, un ancien marin. Celui-ci travaille comme bucheron même s’il garde une profonde nostalgie de ses voyages en mer. Hans Olofson a peu d’amis : Sture, le fils du Juge et Janine "la femme sans nez". Au décès de son amie Janine, il décide de partir à Mutshatsha en Zambie pour réaliser le rêve de celle-ci : aller sur les traces d’un missionnaire suédois.

Dès son arrivée en Afrique, Hans découvre avec stupeur un pays fascinant et à la fois livré à lui-même où la misère, la violence et la haine entre les communautés blanche et noire créent une tension et une insécurité permanentes. Chacun se méfie de l’autre. Pourtant Hans, après un court séjour à la mission, décide d’aider Judith à diriger sa ferme. Il apprend à connaître les membres de la communauté blanche qui se referme sur elle-même par peur, dans un sentiment d’isolement et d’insécurité croissant. Il découvre également la communauté noire grâce aux employés de la ferme. Il essaie d’appliquer ses principes de justice et d’humanité. Il ouvre une école et confie les postes-clefs de la ferme à des membres de la communauté noire espérant ainsi les impliquer et les responsabiliser dans un sentiment d’équité mais avec beaucoup de naïveté.
Il se lie d’amitié avec un journaliste noir. Mais petit à petit cette Afrique fascinante, mystérieuse et sauvage se transforme en prison pour les fermiers blancs car les tensions ethniques prennent le dessus et des crimes sont perpétrés.
Grâce à ce roman, Henning Mankell nous révèle une Afrique difficile, fascinante, sauvage et hostile. Tout le long du roman on perçoit cette tension croissante qui met en danger les communautés car il leur est de plus en plus difficile de cohabiter : trop de différences, trop de frustrations , trop de méfiance et d’incompréhension.
Hans Olofson qui a vécu une vie sobre et ennuyeuse en Suède apprend une Afrique où les grands projets d’humanité et d’indépendance n’ont pas encore de place, ni d’écho. Ce continent est miné par les enjeux malveillants et ethniques de ces jeunes démocraties. Pour ceux qui aiment le continent africain ce roman peut leur plaire.
Personnellement, même si je l’ai lu jusqu’au bout, je me suis ennuyée. Pourtant l’écriture est bonne et l’histoire cohérente. Mais il me manquait ce petit quelque chose qui fait que je sois embarquée par l’histoire : trop linéaire, trop monotone pour moi. Toutefois on fait connaissance avec l’Afrique. Pas celle des touristes et des safaris, mais celle qui essaie de devenir autonome et indépendante et qui malgré ses différences ethniques, ses corruptions, etc… essaie de trouver son identité propre.
Je pense que d’autres lecteurs y trouveront très certainement du plaisir à lire ce livre.
 Ondine
Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson,adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux: aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire
suédois. 1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence,Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’oeufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine. L’OEil du léopard, publié en 1990
en Suède, s’ajoute à la liste des romans sur l’Afrique (tels Comédia infantil, Le Fils du vent et Le Cerveau de Kennedy)
pas mal

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