samedi 29 juin 2013

Emma de Jane Austen (1816)


ja
en qq motsEmma vit seule avec son père, ayant été éduquée par Mme Weston. Elle est d’une intelligence vive mais a la manie de se mêler de la vie privée des autres, au point d’influencer Harriet Smith, une fille qu’elle prend sous son aile.


cequejenpenseJe l’ai pioché par hasard, souhaitant découvrir à nouveau un livre de Jane Austen. Et je suis tombée sur Emma.
Emma est donc orpheline, vit de façon confortable dans son domaine avec un père hypocondriaque et protecteur. Sa grande soeur partie, elle a été éduquée par Mme Weston, une femme plutôt sage qui a tenté de la cultiver. Car Emma est assez au fait de ses capacités, et se pense donc supérieure. Comme Mme Weston s’est mariée, il a bien fallu qu’elle la remplace! Alors elle s’empare d’Harriet, une orpheline, et la prend sous son aîle, décidant qu’elle allait faire d’elle une vraie dame, dans la limite de ses capacités, évidemment. Charmante Emma.
Emma décide donc de l’avenir amoureux de son amie, n’hésitant pas à rabaisser plus bas que terre les personnes de classes sociales plus basses, qui sont rustres et stupides. Bon, on peut leur reconnaître quelques qualités, mais pas assez pour qu’ils soient fréquentables. Car Emma ne fréquente que la noble société, qui vient lui lécher les bottes, et qu’elle prend un certain plaisir à contrôler.
Il faut savoir aussi que quand Mme Weston se marie, c’est avec M. Weston, un veuf qui a un fils, Frank, vivant dans le foyer de la famille de son ex-femme. Frank réapparait, à la grande joie de tous. Evidemment Emma flirte, Frank est à ses bottes (je vous rassure, aucun "spoile" dans cette partie).
Vous l’aurez compris, Emma m’a énervée. Emma, imbue d’elle-même et qui a vécu une enfance confortable, se permet de jouer les divas. Quant à son père, c’est le type même du mec insupportable qui ne cesse de penser à la santé des autres et à se plaindre. On a aussi Mme Elton, une autre personne, très imbuvable, à toujours se mêler des autres.
D’ailleurs dans ce récit, difficile de ne pas tous les détester. Les seuls qu’on apprécie un minimum sont ceux que Jane Austen ne dévoile pas dans leurs idées les plus intimes. Autant dire que la petite Fairfax qui n’ouvre jamais la bouche et qu’Emma a prise pour cible, et que M. Knightley, dont on ne connaît jamais les idées, sont véritablement les seules personnalités qui m’ont séduite. M. Knightley, qui est toujours en train de la conseiller, de lui dire quelques vérités, et qui apparait comme quelqu’un de gentil et d’un peu niais si on lit la conclusion de l’histoire.
Jane Austen a une plume précise, et une intelligente façon de raconter les histoires. Mais cette fois-ci cette précision et son talent de cerner les personnalités m’ont littéralement agacée. Oui, son écriture est réaliste, et classique. Mais bon dieu, que de papotages inutiles et stupides! Véritablement, je n’aurai pas pu fréquenter certains très longtemps!
Autre faille pour moi: dans les livres de Jane Austen, on change très rarement d’endroits et tout individu qui joue un second rôle dans le récit est à peine esquissé. Comme l’attaque des gitans. Bref, court, un peu inutile puisqu’elle l’a utilisé juste pour nous ménager un peu de suspens, mais tellement étrange qu’on se demande si cela ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe.
Evidemment Emma va évoluer, et tout va bien finir, avec quelques surprises et quelques drames. Mais Jane Austen a le don de créer des personnages vraiment irritants. J’avais détester la mère dans Orgueil et préjugés, ici c’est une panoplie de gens. Je vais finir par croire que je suis associale!
En définitive, pas le plus plaisant des Jane Austen (j’en ai lu deux, c’est facile) mais encore un de ceux qui font réagir.
résumé
Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.
pas mal
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2 commentaires:

  1. Jane Austen épingle ses contemporains, qui seraient insupportables si nous devions les cotoyer, et sont désopilants comme personnages de roman. Vous n'êtes pas cliente de l'humour de Jane Austen : la mère dans Orgueil et Préjugés est un dem ses personnages comiques les plus réussis ! Bon, c'est comme ça. Moi je ne m'en lasse pas...

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  2. Il faut aller chercher plus loin de mon point de vue. Creuser la personnalité d'Emma! Cette jeune fille que vous trouvez "imbuvable" l'est surement pour une bonne raison. Il faut se poser la question et tenter de voir clair dans ces psychologie. J'ai toujours trouvé les personnages de Jane Austen intéressant car ils renfermaient au fond d'eux beaucoup plus qu'on ne pouvais le voir. Je crois que vous n'êtes pas la seule à l'avoir peu apprécié et je le comprends assez aisément mais je vous invite à réfléchir à combien l'absence d'une mère dans cette société anglaise pouvais transformer un homme seul face à une jeune enfant espiègle et qui devait recevoir de bons conseils pour ne pas devenir une peste. Chose qu'elle comprends finalement!

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