lundi 17 juin 2013

Rosa candida d’Audur Ava Olafsdottir (2012)


9782757822593

Arnljotur qui a comme diminutif Lobbi, est âgé de 22 ans. Il est passionné de botanique et de la culture des roses surtout les roses à huit pétales les " Rosa Candida". Sa mère est décédée dans un accident de la route. Son frère jumeau Josef est autiste et placé en institution spécialisée. Son père retraité, préserve des liens étroits avec ses deux fils.

Lobbi est père d’une petite fille Flora Sol née d’une aventure d’un soir avec Anna. Il a peu de contact avec la petite fille depuis sa naissance. Son existence lui semble irréelle même s’il lui rend visite de temps à autre.

Lobbi décide de quitter la Suède pour un pays étranger car on lui propose de réhabiliter un jardin laissé à l’abandon dans un couvent de moines. Il emmène avec lui des boutures de ses roses à huit pétales.  Après un voyage aventureux, il arrive enfin au couvent. Avec l’aide du frère Thomas, un amoureux de cinéma, il s’installe petit à petit dans sa nouvelle vie.

Cet équilibre retrouvé va être mis à mal car Anna, la mère de Flora Sol, lui demande de prendre en charge leur fille durant un mois, le temps qu’elle finisse son mémoire sur la génétique. Elle envisage de reprendre ses études de génétique humaine dans une université à l’étranger dans un avenir proche.

Lobbi, qui n’a pas vu grandir sa petite fille de 8 mois, accepte de s’occuper de Flora Sol. La mère et l’enfant arrivent au village. Lobbi fait la connaissance de sa fille avec simplicité, curiosité, pudeur et patience et créé avec elle un réel lien affectif et parternel de qualité.

La suite de cette histoire se découvre en la lisant telle une symphonie en relations humaines.

Le roman "Rosa Candida" d’Audur Ava Olafrdottir est une authentique histoire humaine remplie de douceur, de tendresse, de légèreté conjuguée à une vraie profondeur . L’auteure met en parallèle les soins et la dévotion du jardinier pour ses roses avec ceux de l’homme et du père pour sa petite fille.

Avec Lobbi on réapprend avec beaucoup de sensibilité qu’un lien affectif qu’il soit amoureux, amical, fraternel, parental ou juste relationnel se construit au jour le jour grâce à l’observation et l’écoute de l’autre et d’attentions délicates et quotidiennes.

Une histoire humaine qui réconcilie même le plus sceptique à l’essentiel de la vie avec cette même finesse et fragilité qu’un passionné de botanique pour ses fleurs. Un livre qui fait du bien et qui mérite d’être lu.

Le lecteur se laisse imprégner par la douceur , la tendresse et autres sensations qu’engendre ce roman et qui font l’essence même de la vie. Une très belle histoire bien loin de notre monde actuel aseptisé par le net, la folie croissante du profit et de la superficialité qui rendent insensibles, frustrés, inadaptés, malheureux  et qui nous éloignent du bonheur simple.

résumé
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.
intéressant

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