jeudi 25 juillet 2013

La plage des noyés de Domingo Villar (2013)


9782253164951-T
L’inspecteur Léo Caldas travaille au Commissariat de Vigo en Galicie. Avec son adjoint Rafaël Esteves il est appelé pour un noyé qui s’est échoué sur une plage près de Panxon. Tout fait penser à un suicide. Mais cette hypothèse est mise à mal car la victime, un pêcheur de Panxon, a été retrouvé noyé avec les mains ligotées. Au regard des conclusions du médecin légiste, Léo Caldas penche plutôt pour un crime.


L’enquête qu’il mène avec son collègue au sein de la communauté des pêcheurs de Panxon est difficile. Les Galiciens sont taciturnes et superstitieux. Ils ne parlent pas ou émettent juste des avis qui sont liés à des croyances ancestrales. L’enquête se révèle opaque.
Léo Caldas est confronté à des histoires de naufrages, de vengeances, d’un capitaine disparu depuis plus de dix ans, mais rien de bien concret qui pourrait lui permettre de mener à bien son enquête. Pourtant avec beaucoup de patience, de réflexion, de persévérance et de tranquillité, il démêle petit à petit les circonstances et les enjeux de ce meurtre.
Avec "la plage des noyés", Domingo Villa nous fait découvrir le milieu des pêcheurs des côtes de la Galicie avec beaucoup de justesse et d’authenticité. L’histoire semble simple de prime abord mais cela est totalement trompeur.
Grâce à ce roman on accompagne non seulement Léo Caldas dans son enquête, mais on s’immerge réellement dans la mentalité, les habitudes et les croyances galiciennes. Le tempérament, la rudesse de la vie des pêcheurs galiciens, la ville de Vigo avec ses tavernes et ses rues sont décrits avec beaucoup de justesse.
La trame policière est très bien construite et cohérente. Même si j’aime habituellement être embarqué dans des romans policiers qui me mettent sous une tension extrême très vite, il me faut reconnaître avec honnêteté que j’ai beaucoup apprécié ce récit très bien structuré mais sans agitation ni trouble, plus lent mais sans longueur aucune. Il se lit avec quiétude et plaisir. On prend le temps et on redécouvre une autre forme d’écriture tout aussi intéressante.
Encore un livre que je conseille car il peut également être lu sur une plage ou ailleurs. Personnellement j’ai apprécié de retrouver avec beaucoup de nostalgie la Galicie que je connais un peu et que j’affectionne particulièrement pour son authenticité loin de tout tumulte inutile.
A lire car c’est un bon roman.
Ondine
Les Galiciens ? Des taiseux, selon Rafael Estevez, adjoint de l’inspecteur Caldas. Et dans la halle aux poissons du port de Panxón, les mots ne servent qu’à surenchérir lors des ventes à la criée. Impossible de tirer une quelconque information des pêcheurs. Même un noyé qui gît mains ligotées sur la plage les laisse de marbre. Pourtant, sur cette côte espagnole battue par l’Atlantique, la rumeur court, silencieuse. Elle parle de naufrages, de bateaux engloutis, de vengeance des morts, d’amulettes contre le mauvais sort… Au comptoir des tavernes où se retrouvent les marins, dans le brouhaha des conversations et des parties de dominos, on peut en saisir quelques bribes. Mais difficile pour nos deux policiers de tirer le bon fil dans cet enchevêtrement d’histoires vraies et de superstitions…
intéressant

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