mercredi 7 août 2013

Entre le chaperon rouge et le loup, c’est fini de Katarina Mazetti (2011)


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Ce que j’en ai pensé

On reprend l’histoire de Linnéa, là où on l’avait laissé dans le précédent tome. Après le suicide de Pia, elle est devenue amie avec deux filles très étranges. La première Madeleine, est très égocentrique et peste. La seconde, Malin, est une punk-gothique-rebelle, influencée par sa mère qui aime les sciences occultes et alcoolique sur les bord.


Sans Pia, sa vie est moins drôle, et plus sombre. On découvre une Linnéa plus fragile et influençable qui se laisse littéralement portée par les événements et peine à devenir autonome. Certes, elle est mature, mais elle sera rapidement abusée par l’amitié des deux filles qui ne sont pas très équilibrées.
Sa grand-mère lui fera également une offre, et en l’acceptant elle vivra également des émotions fortes. Sa naïveté, là encore, va briller et elle va rapidement être dépassée par les événements, au point de faire un peu n’importe quoi.
Même si on n’adhère pas à ses idées, qu’on est énervée contre ceux qui abusent d’elle, car c’est comme si elle ne vivait plus qu’à moitié, on ne peut s’empêcher de l’aimer. Elle a des failles, c’est une ado. Et surtout cette vie a l’air si crédible. C’est un roman d’apprentissage.
Evidemment, la grand-mère continue d’être aussi autonome avec de belles réflexions. Une bouffée d’air frais bien revigorante dans ce livre!
Pari gagné pour moi, avec ce récit qui, avouons-le, ne brille pas par ses rebondissements extraordinaires. C’est une vie banale, et pourtant on aime bien et on veut en savoir plus. J’ai passé un bon moment de lecture, car Katarina Mazetti a une sacré plume qui arrive à nous transformer l’ordinaire en quelque chose de bien sympathique

♥♥♥♥


Linnea, dix-sept ans, ne s’est pas vraiment remise du suicide de Pia, sa meilleure amie. Elle a bien essayé de se faire de nouvelles copines, mais entre celle qui la suit comme un labrador et celle qui joue la star partout où elle passe, ce n’est pas très brillant. Linnea cherche sa place. Elle cherche le sens de la vie, aussi. Et obtient finalement quelques réponses pas idiotes du tout, en questionnant tout le monde et n’importe qui, genre son petit frère : « C’est comme un film, tant qu’on n’a pas vu la fin, on ne peut pas savoir de quoi ça parle. Si ? » Alors elle envoie tout balader, grâce à sa grand-mère qui lui file un paquet d’argent. Linnea décide de partir en voyage. À la gare de Stockholm elle croise la route de Mark. Un de ces mecs qui bouleversent votre itinéraire. Un de ces loups face auxquels on devient Petit Chaperon rouge.

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