vendredi 16 août 2013

Tout va bien puisque nous sommes en vie de Denis Robert (1998)


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Les Français connaissent probablement Denis Robert à cause de l’affaire Clearstream, pour les autres sachez que c’est un journaliste qui a travaillé à Libération et spécialisé dans les affaires et la corruption, devenu à ce jour écrivain.


Les affaires, c’est généralement un terme ennuyeux pour signifier le monde économique avec des courbes et des termes obscurs et juridiques. C’est souvent pénible pour la plupart des gens car peu séduisant (sauf quand on comprend).
Denis Robert raconte, de façon romancée, les dernières paroles d’une banquière en phase terminale. Elle a le cancer, est ruinée et va mourir. Elle voulait raconter son histoire. Seulement, la publier serait de la diffamation car elle et son mari ont travaillé avec beaucoup, BEAUCOUP d’hommes politiques français. Enfin travailler, disons plutôt magouiller.
Je vous la raconte sommairement. On apprend donc que Henriette a trouvé le moyen de s’enrichir auprès des élus en proposant des crédits plus longs, donc d’apparence moins couteux puisqu’à taux plus bas, mais avec des paiements tous les trimestres et non pas annuels. De suite, les marges changent. Henriette, encore jeune, rencontre un homme intelligent, ‘caméléon’, qui sait comment faire des affaires. Il va prêter de l’argent à des politiques, en récupérer, magouiller avec eux histoire de sucer à fond les impôts locaux, proposer des partouzes où il va inclure sa fille et sa sœur.
Évidemment sans détail, mais avec quand même, Denis Robert va donc retranscrire l’histoire de la banquière et nous faire comprendre à quel point ce milieu nous prend pour des billes et à quel point on ne peut rien faire (oh la jolie loi de 1990 pour l’amnistie des financements occultes). NON MAIS SÉRIEUX QUOI!
D’ailleurs, quand y’a des bons flics sur le coup et qui sont de fins limiers, ils se font muter. Bon allez, je vous rassure, c’est une histoire qui raconte ce qu’il se passait dans les années 80/90. Sauf que certains politiques de ce temps là sont encore au pouvoir. Bref, bref.
Là où s’arrête la fiction et là où commence la réalité. Il faut savoir que l’entreprise Dunil, cité dans le roman, n’existe pas. Que les identités ne nous sont pas dévoilées et que Denis Robert se met aussi en scène puisqu’il parle aussi de sa vie plus personnelle avec sa femme…
Un roman qui énerve, qui donne envie de croiser les informations pour connaître qui sont les voleurs, et qui est tout simplement entraînant.

♥♥♥♥

Le narrateur, un ancien journaliste, est appelé à l’aide par son éditeur pour aider une vieille dame à "mettre en forme" ses mémoires. La dame en question est une banquière qui a été étroitement mêlée à bon nombre de secrets d’état, aux "affaires" comme on dit. Dans un premier temps, le journaliste refuse, puis quand, un jour, la vieille dame l’appelle en lui disant qu’elle est en train de mourir d’un cancer, il accepte de venir la voir dans le centre anticancéreux où elle est hospitalisée. La banquière est mariée au Rouquin, un malin qui tient dans ses mains plusieurs ministres et qui vient de se faire arrêter. Elle se souvient de tout et lui raconte des histoires de chantages.
Cette fiction, écrite par l’auteur de La Justice ou le ChaosPendant les "Affaires", les affaires continuent et Journal intime des affaires en cours, est une satire romancée des livres sur la justice et les "Affaires".

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