jeudi 17 octobre 2013

Soie d'Alessandro Baricco

J'ai beaucoup apprécié l'histoire de cet homme qui, vers 1860, accepte de se rendre jusqu'au Japon récupérer des oeufs de vers à soie, pour tenter de relancer l'économie de son village.

Poétique, délicat, l'histoire raconte avec beaucoup de finesse le périple de Hervé Joncour et les liens qu'il tisse avec le pays qu'il visite après 4 mois de voyage.

Il y découvre des coutumes différentes, un homme à la main-mise sur le village et qui accepte pourtant la négoce. Et puis cette jeune femme, alanguie à ses pieds qui lui fait des yeux doux.


Drôle de danse entre ces deux êtres. Et puis, alors qu'il parait tout naturel finalement, la vie du village continue pendant ses absences. Bien sûr, Hervé Jacour et nous, lecteur, n'y sommes pas. Pourtant le mouvement se créé. Les signes sont imperceptibles mais bien là. Le temps passe pour chaque être, inexorablement.

Comme ses vers à soie, Alessandro Baricco dessine un canevas bien étrange, où tout est lié, où tout le monde est pris en otage, tel l'insecte dans la toile d'araignée de la destinée. La fin n'en est que plus surprenante, au même titre que la vie de Hervé Jacour.

Une très belle histoire, finement menée, que j'ai vraiment apprécié de découvrir.


♥♥♥♥


Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

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