mardi 8 octobre 2013

Zone de guerre de Dan Abnett

Les romans de science-fiction, et plus particulièrement de guerre, ne sont pas mes lectures favorites. Lorsque j'en lis, ils ont un fond historique. Alors pourquoi l'avoir acheté? Parce que sur le bordereau était marqué ceci : "Zone de Guerre est une aventure oppressante révélant les vérités cachées de la guerre et des médias". Une citation du journal The Guardian. 


J'aime l'univers des médias, la société, comprendre le fonctionnement des gens, des conflits. Je me suis dis que ce livre, à travers cette histoire totalement fictionnelle, aborderait des questions intéressantes. Ma déconvenue a été grande, même si l'imaginaire de Dan Abnett est intéressant.



On suit Lex Falke, correspondant de guerre qui navigue de planète en planète. Par le passé, le bloc US et le bloc soviétique se sont longuement affrontés pour obtenir les diverses richesses. Aujourd'hui c'est la guerre froide, puisque c'est le BI (bureau international) qui vient gérer les conflits et amener un peu de sérénité. Mais sur la planète quatre-vingt-six, un conflit armé se déclenche. Lex Falke part donc tenter de trouver des informations. Finalement, il pénètre sur la scène de conflit via les nouvelles technologies : il n'est pas embedded comme le sont les journalistes de notre époque, mais embarqué en esprit dans un soldat et il va donc vivre la guerre de l'intérieur.



Dit comme ça, cela paraît intéressant. Surtout si, au préalable, on a lu la citation de The Guardians. Sauf que ce récit ne révèle aucune vérité cachée de la guerre et des médias. En tout cas, d'après mes connaissances (plus ou moins approfondies), il n'y a aucune réflexions et pistes de recherches intéressantes pour une personne curieuse au sujet des conflits armés et de leur rapport avec les médias. On suit le quotidien d'un soldat, sauf que dans ce corps se trouve un journaliste. Il va y avoir une intéressante relation entre les deux hommes, et c'est ce que j'ai trouvé ingénieux et innovant. Mais sinon c'est le parcours classique d'un guerrier.


Je n'ai pas lu non plus des dizaines de récits de ce type, puisque c'est le premier d'Abnett dont j'ouvre les pages. Mais si ce n'est cette histoire des nouvelles technologies assez visionnaire, tout demeure classique. On est dans le flou, en ne sachant pas qui est l'ennemi. Puis la réponse apparaît en fin de volume.



Dan Abnett ne s'est d'ailleurs pas mouillé puisqu'il a envoyé des soldats du BI, donc neutres à la base. Même si vers la fin, la donne change, c'est somme toute assez classique.



D'ailleurs, alors qu'on ressent un vrai travail pour créer un univers fictionnel, on peut déplorer une grande faiblesse dans la fin. Je l'ai trouvé baclé, n'apportant aucune réponse. Tout ça pour ça. Si j'étais l'auteur, je me filerais des claques. Imaginer des éléments de l'histoire innovants et peu ordinaires, un monde assez original (bien que les contours demeurent flous) et terminer par une fin à deux balles...



En conclusion, un récit avec des idées, mais dont la fin est baclée. Si elle soulève des questions, c'est plus en rapport avec l'évolution des technologies et des conflits actuels qu'avec les médias, dont Lex Falke semble n'avoir la profession que par prétexte. On peut aussi regretter cette vision assez simpliste : le bloc soviétique contre les Etats-Unis, comme si l'évolution du monde n'avait laissé la place qu'à ces deux vieux mastodontes sans prendre en considération le reste du monde... Néanmoins, j'ai été contente de découvrir cet auteur, assez réputé dans son domaine.


♥♥♥


Pour Lex Falke, correspondant de guerre, la colonie spatiale Quatre-Vingt-Six n’est qu’un trou perdu comme les autres. Mais son intérêt est piqué au vif lorsqu’un différent local dégénère en conflit armé et que les médias semblent avoir des problèmes avec le haut commandement.
Interdit d’approcher des lignes de front, Falk se connecte alors directement au cerveau d’un soldat et décroche le scoop de sa vie. Mais lorsque le vétéran meurt, Falk doit prendre le contrôle du corps et rentrer dans son camp…

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