mardi 12 novembre 2013

De nouveaux livres dans ma PAL #15 (IMM bien chargé!)

Bonjour!
Il ne devait pas y en avoir d'autres mais... j'ai craqué, et dans mon nouveau boulot il y a en plus des livres, principalement des nouveautés, mis à disposition du personnel. J'en ai donc emprunté quelques uns (quel euphémisme!).

Let's go! (pour ceux qui n'aiment pas lire les résumés, sachez qu'il y a quatre photos qui regroupent mes bouquins ;) )



Donc, voici un achat : Storyteller de James Siegel
Dans la lignée des Hommes du président et de L'Affaire Pélican, un grand thriller paranoïaque ! Tom Valle, ancienne star du journalisme new-yorkais, a vu sa carrière brisée lorsqu'il fut découvert que certains de ses articles pour un grand quotidien national étaient des histoires inventées de toutes pièces. Depuis, il survit en couvrant les événements locaux pour un petit journal californien... jusqu'au jour où un accident de la circulation, en apparence banal, le met sur la piste d'une affaire de tout premier plan. Usant de ses remarquables dons d'investigation, il ne tarde pas à découvrir un véritable complot aux ramifications politiques nombreuses. Mais qui peut encore lui faire confiance ? Affrontant un ennemi invisible aux moyens illimités, traqué par des tueurs lancés à ses trousses, c'est seul contre tous et au péril de sa vie qu'il va, coûte que coûte, poursuivre son enquête.Avec ce roman palpitant aux retournements multiples, James Siegel renoue avec la veine des grands thrillers paranoïaques des années 1970, tels Blow Out ou Conversation secrète, dans un contexte moderne où storytelling et traitement de l'information ont bouleversé la donne.

Et un partenariat Livraddict : Une femme fuyant l'annonce de David Grossman. J'étais un peu sceptique au début car cela parle du conflit israelo-palestinien, et je n'aime pas tellement les prises de partie à ce sujet complexe (comme l'auteur est israélien, je redoutais un peu), mais au contraire, pour le moment l'auteur garde un certain recul.

Ora, une femme séparée depuis peu d’Ilan, son mari, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle inéluctable que lui dicte son instinct maternel : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de 28 jours dans une ville palestinienne, nouvelle que lui apporteraient l’officier et les soldats affectés à cette terrible tâche. Mais s’il faut une personne pour délivrer un message, il en faut une pour le recevoir, pense Ora. Tant que les messagers de la mort ne la trouvent pas, son fils sera sauf. Aussi décide-telle, sans aucune logique, pour conjurer le sort, de s’absenter durant ces 28 jours en se coupant de tout moyen de communication qui pourrait lui apporter la terrible nouvelle. Ayant prévu une randonnée à travers le pays avec Ofer, elle part malgré tout.Au passage, elle arrache à sa torpeur Avram, son amour de jeunesse (le père d’Ofer ?) et l’emmène avec elle sur les routes de Galilée pour lui raconter leur fils. Elle espère maintenir en vie son enfant par la trame de mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier. Le périple ici est l’occasion d’évoquer le passé : à mesure qu'Ora et Avram arpentent le pays à la beauté étonnante, se reconstitue le fil de la mémoire et des secrets qui enserrent les personnages. Ora, Ilan et Avram s’étaient liés, adolescents, pendant la guerre des Six Jours, dans un hôpital où ils étaient tous trois à l'isolement, alors que les combats faisaient rage à l’extérieur. C’est là que se sont noués les destins de chacun. Le stratagème de la mère réussira-t-il à préserver la vie du fils ? Quoi qu’il lui arrive, le récit le fait renaître avec une vigueur nouvelle.

Le troisième livre présenté a déjà fait l'objet d'un IMM. Mea culpa!


 Encore un achat : La mécanique du coeur de Mathias Malzieu. Je l'ai commencé et j'aime beaucoup le style de l'auteur!

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...

Un emprunt du travail : Presqu'île arabe de Salwa Al Neimi.
Hazar, journaliste syrienne née d'une mère chrétienne et d'un père musulman raconte les circonstances dans lesquelles elle a été amenée à quitter Damas pour Paris. Évoquant tour à tour son passé, sa famille, ses amis et son présent d'exilée, les chapitres très courts de ce récit écrit à la première personne sont comme les pensées d'un esprit qui vagabonde à la recherche de réponses. Par touches successives, ils dessinent l'image d'une femme qui se bat pour rester libre. Qui tente de comprendre comment se construit une individualité, notion si étrangère, prétend-on, à la culture arabe ou le « je » est effacé au profit du « nous ». Refusant le déterminisme des origines, elle revendique sa liberté. Liberté de partir et de ne pas revenir, liberté de choisir sa vie sans accepter ce qu'impose l'appartenance à un pays, une société, une religion. Mais aussi liberté de disposer de son corps, de se déplacer, de voyager, d'écrire. Les révolutions qui secouent le monde arabe réveillent plus profondément encore les questions que la narratrice se pose et qui dépassent le simple champ politique. Le dernier chapitre, ajouté après la révolution tunisienne et intitulé« Arab is beautiful », conclut en se demandant si les révolutions ne sont pas nées pour nous obliger à changer la trajectoire, à nous interroger sur la loi du retour et à écrire notre « histoire originelle ». Cette presqu'île arabe, à la faveur d'un jeu de mots hautement politique, désigne un lieu géographique, le berceau de la culture arabo-musulmane, mais elle est surtout un espace entre-deux, caractéristique du livre de Salwa Al Neimi, de la narratrice, de sa culture et de sa langue. 
 Encore un emprunt du travail : Nââânde d'Eriko Nakamura. Un peu déçue de ma lecture mais intéressant quand même.

Eriko Nakamura vit à Paris à Paris depuis dix ans mais chaque jour ou presque, au restaurant, dans le métro, chez le médecin, lors d’un réveillon, d’un mariage, à l’hôtel, chez le boucher, en boîte de nuit ou dans un dîner en ville, elle pousse le même cri : Nââândé !?
Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les Japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse.Le métro ? Mais où sont-ils, les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal. Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé !?
Avec humour, cette Japonaise fait le tour de nos façons d’être en nous expliquant comment cela se passerait chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement brutal, et les hallucinations permanentes. Portrait décapant et inédit de la vie quotidienne à Paris, ces tribulations sont également l’occasion de découvrir, de façon ludique, le Japon au quotidien.


On poursuit avec un autre emprunt boulot : Le monde selon Fawad d'Andrea Busfield. J'aime les livres écrits par des journalistes, c'est toujours très bien documenté.

Curieux, vif et intelligent, Fawad, onze ans, porte sur le monde un regard critique et amusé. Son père et son frère ont été tués pendant la guerre, et il vit à Kaboul avec sa mère qui se bat pour subvenir à leurs besoins. Tout change lorsque celle-ci trouve un emploi chez des expatriés qui acceptent de les loger. Fawad découvre alors tout le confort moderne et le comportement étrange des Occidentaux en observant ses hôtes, une joyeuse petite bande aux moeurs étranges. Surtout, il se lie d'amitié avec Georgie, une Anglaise éblouissante qui travaille dans une ONG et qui vit une dangereuse histoire d'amour avec un chef de guerre afghan. Une année au rythme de deux cultures, entre l'ombre des taliban et un cocon protecteur.
Toujours un emprunt : Silence et tumulte de Nihad Sirees.

Ce jour-là, on célèbre les vingt années de règne du tyran. La ville entière est bloquée par un gigantesque défilé. L'écrivain Fathi Chin, 35 ans, opposant au régime, s'apprête à rendre visite à sa mère. Mais à peine a-t-il mis le pied hors de chez lui qu'il est emporté par le tourbillon de la foule. Au milieu de milliers de personnes hurlant des slogans, il s'oppose à la milice qui maltraite un manifestant, porte secours à une femme tombée au sol. Et le voilà, lui qui s'était juré de ne plus se mêler des affaires des autres, en train d'arpenter les couloirs d'un hôpital grand-guignolesque et de défier les ordres grotesques des bureaucrates de la police. Et quand enfin il peut échapper à ce délire organisé, c'est pour apprendre - ironie suprême - que sa mère, veuve, va épouser l'un des membres les plus éminents du gouvernement. Heureusement, la belle Lama lui offre l'abri de ses bras. Dans son appartement paisible, les deux amants complices, oublieux de la folie du monde, explorent tous les délices d'une sensualité vécue comme l'ultime liberté. Roman halluciné à l'humour corrosif, Silence et Tumulte oppose l'insolence de la comédie aux absurdités de la dictature.Né en Syrie, à Alep, en 1950, et qualifié par la presse du Moyen-Orient de «Kafka arabe plein d'humour», Nihad Sirees est connu dans tout le monde arabe pour ses romans et ses séries télévisées, qui présentent de manière inédite la vie des Syriens à différents moments de l'histoire de leur pays. Silence et Tumulte est son premier texte traduit en France.

Et autre emprunt : Soulfoud équatoriale de Léonora Miano. Je l'ai commencé et j'aime beaucoup!

En nous faisant humer et palper une pierre à écraser imprégnée de senteurs qu elle utilise pour broyer le gingembre et les crevettes séchées, Léonora Miano nous conduit jusqu aux rivages du Cameroun. Dans ce pays marqué par sa culture culinaire puisqu il doit son nom aux écrevisses (camarones) qui pullulaient à l embouchure de son fleuve, mets et mots se chargent d une poésie toute particulière. Le jazz devient sauce tomate glissée dans les sandwichs saxophones, les beignets haricots remplissent l âme, une morue bien cuisinée devient juge d une rivalité amoureuse, et même des sauterelles deviennent d inoubliables festins... Ce texte d une grande densité nous livre avec bonheur légendes intemporelles et saynètes prises sur le vif. 


Et dernier emprunt : Aventures au coeur de la mémoire de Joshua Foer. Je l'ai également commencé et je le trouve assez intéressant.

"J'avais lu quelque part que l'individu moyen gaspille environ quarante jours par an à rattraper les trucs qu'il a oubliés..." Aventures au cœur de la mémoire, ouvrage insolite très remarqué par la presse dès sa sortie aux Etats-Unis, aborde la question de la mémoire humaine dans un style à la fois vif, léger et d'une rare intelligence scientifique. Joshua Foer y dépeint la surprenante histoire culturelle de la mémoire et propose des méthodes pour en comprendre le fonctionnement. Lui-même, après un entraînement de seulement un an, s'est retrouvé champion des Etats-Unis de mémorisation. Coaché par des athlètes mentaux et des maîtres de la mémorisation, Joshua Foer a appris les techniques anciennes utilisées par les plus grands orateurs (tel Cicéron) pour retenir leurs discours et les philosophes médiévaux pour mémoriser des ouvrages entiers. En appliquant ces méthodes, le journaliste découvre que chacun est en mesure d'améliorer sa mémoire. Immergé dans l'univers des mémorisateurs, il démontre que celle-ci est affaire d'images et d'imagination, et non d'apprentissage par cœur : il faut savoir se créer des "palais de mémoire" et s'y promener. Avez-vous déjà réussi à mémoriser deux paquets de cartes en moins de cinq minutes ? Un poème de cinquante vers en quinze minutes ? Une liste de mille chiffres aléatoires en cinq minutes ? Non... Vous qui avez pour habitude d'oublier votre propre numéro de téléphone, vos rendez-vous quotidiens, votre liste de courses ou encore l'endroit où vous avez garé votre voiture, vous trouverez dans cet ouvrage la solution à vos trous de mémoire, ainsi qu'un entraînement à suivre pour parfaire celle-ci. A l'ère de l'informatique, nous savons que notre mémoire individuelle devient obsolète. Joshua Foer nous alerte ici sur l'urgence de reconquérir le souvenir. Que se passerait-il si tous les outils informatiques qui régissent le monde disparaissaient - ordinateurs, disques durs...? Toute l'information nous serait enlevée, et il ne nous resterait rien, à l'image d'une page de livre vidée de son encre. Joshua Foer, dans un ouvrage baigné de culture humaniste, nous réapprend avec un sens certain de la pédagogie la nécessité de cultiver notre mémoire. Il force ainsi à une réflexion profonde sur ce don que nous possédons tous et qui dort bien trop souvent au fond de notre âme.
Alors, en avez-vous lu certains? Quelques uns vous font-ils envie? Dîtes moi tout! :)

3 commentaires:

  1. Plein de belles choses :) !!! Bonnes lectures à toi :) !!!

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  2. La mécanique du cœur est dans ma bibliothèque, il me tarde de le lire ! Bonnes lectures :-)

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