jeudi 14 novembre 2013

L'appel de la forêt de Jack London

À chaque fois que je le voyais devant moi, j'en repoussais la lecture à plus tard. Est venu le temps de la concrétiser. C'est donc ignorante et curieuse de découvrir un nouveau titre de Jack London que je l'ai lu.

Buck est un chien d'une qualité rare : c'est le croisement d'un "gigantesque terre-neuve" et d'une "fine chienne colley de pure race écossaise". Gentil chien du juge Miller, il est un jour enlevé pour devenir chien de traîneau et mener le courrier vers les chercheurs d'or s'installant au bord du Klondike.


On suit donc Buck, et son évolution au contact des hommes. Innocent au départ et bien aimé de sa première famille, il est très vite confronté à la bêtise et à la sécheresse des hommes, mais aussi à la nature qui va réveiller son instinct d'animal et le transformer. Le froid ne lui sera pas épargné, et il parcourera des milliers de miles en compagnie d'autres chiens ayant des caractères bien affirmés.

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce récit, qui m'a beaucoup rappelé Martin Eden. Comme le jeune homme pour l'être humain, Buck est le prototype "parfait" du chien. À savoir qu'il est intelligent, réfléchi, sensé. Il a une certaine droiture, et sait très clairement où il va, sans faillir dans les directions qu'il prend. 

C'est ce que je reprochais à Martin Eden, cette certitude d'emprunter tel chemin, et ne jamais voir ce personnage en danger ou rempli de doute, voire proche de se perdre. Buck, c'est la même chose. Entêté, il avance, aimant les personnes bonnes pour lui avec un coeur pur. Ses personnages sont toujours entiers et avec une certaine noblesse, et ne doutent jamais de leurs convictions.

Le récit est plus court, sans que la taille ne pénalise les personnages et les aventures. Chaque être de ce roman est bien défini : on sait qui il est, comment il réagit et où il va. C'est également ce que je reprochais dans Martin Eden, le fait qu'il y ait peu de nuances.

En lisant ce deuxième livre de Jack London, je comprends mieux de tels choix. L'auteur se focalise surtout sur le cheminement de l'individu, la route qu'il trace, tout en abordant un peu la psychologie, certes détaillée mais qui reste en surface. Ainsi, il développe bien les traits dominants de l'individu et ses interactions avec l'environnement, mais nullement celles plus passives qui jouent un rôle dans la construction d'un individu.

Enfin, on ressent tout l'amour et la passion qu'a Jack London pour les animaux, et plus particulièrement pour les chiens. En fin de mon ouvrage, il y avait un texte très intéressant de l'auteur réagissant aux propos de Roosevelt et John Burroughs.

Il n'en reste pas moins que c'est un livre de qualité, que j'ai beaucoup aimé. Je lirai sans hésitation d'autres ouvrages de Jack London qui a un vocabulaire simple mais utile. Un style qui m'a plus séduite dans ce court récit que dans Martin Eden, puisqu'il allait moins à l'essentiel et dans lequel se trouvaient pas mal de répétitions.


Admiré par tous et choyé par son maître, le chien Buck n'a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l'arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure loi du plus fort. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le goût du sang. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s'éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire l'appel de la nature, puissant, irrésistible...

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