lundi 23 décembre 2013

L'Italienne d'Adriana Trigiani

Ciro vit dans un village de montagne. Sa mère les confie, lui et son frère Eduardo, à un couvent afin que les bonnes soeurs puissent veiller sur eux. Les deux travaillent dur afin de les contenter. Alors qu'il est âgé de 16 ans, Ciro se rend plus haut dans les montagnes pour creuser une tombe dans un village. Il y rencontre Enza, endeuillée ce jour-là. Les deux adolescents promettent de se revoir mais Ciro est forcé de partir aux Etats-Unis, suite au comportement scandaleux du prêtre. Quelques années plus tard, Enza sera aussi forcée d'immigrer vers ce continent. Les deux jeunes gens ne cesseront alors de se croiser, avec de grandes difficultés pour s'accorder.


Conquise. J'ai été littéralement conquise par ce roman de 500 pages. Lire un livre sur des immigrés italiens n'est pas déjà pas courant, et cette originalité est couplée d'une histoire touchante et fouillée. Certes l'Italienne parle d'une histoire d'amour compliquée, mais c'est aussi un récit historique basé sur de nombreuses recherches et le passé des grands-parents de l'auteur.

En suivant Ciro et Enza, on apprend à aimer l'Italie et les belles montagnes qu'ils quittent à regret. On les suit en train de surmonter les difficultés de la vie, et de déjouer les plans vicieux du destin. Les deux affrontent le quotidien avec courage et détermination, ne cessant de dévorer la vie à pleine dent.

Certes, ils sont beaux, courageux, ont toutes les qualités. Quelques fois, on les voudrait un peu plus fragiles, susceptibles d'avoir des failles. Mais on les suit quand même, sûrs de leur morale, et très volontaires. Jamais ils ne désespèrent, toujours ils pensent aux autres.

Petit à petit, on s'attache à ces deux jeunes gens, on a de la peine pour eux quand ils souffrent, on est heureux quand ils sont heureux.

Serait-ce donc un livre sentimental? Je ne le cache pas, il y en a un peu. Mais modérément. Car dans ce canevas, on découvre tellement de choses comme la vie des immigrés, les Etats-Unis du XXe siècle. Un univers attrayant qui suscite de la curiosité et donne toujours envie d'en savoir plus.

Un bémol que j'ai trouvé est celle de la fin. Un peu facile, prévisible. Le happy end familial que j'espèrais ne pas voir. Mais j'imagine qu'à cette époque, il était moins facile de rencontrer d'autres gens, ceci expliquerait donc cela. L'autre détail un peu énervant est que les personnes qui réussissent sont toutes gentilles et pleines de grâce. Mais sinon, mieux vaut ne pas bouder son plaisir. 

L'Italienne est une saga familiale dépaysante avec beaucoup de cachet. Un livre qui fait rêver et donne de l'espoir. Parfait pour les nuits d'hiver et les journées d'été. A lire à tout moment, en somme!

Mon coup de coeur des sagas familiales et des romances 2013 que j'ai pu lire! Et de loin!

Merci aux éditions Charleston pour cette superbe découverte!



Enza et Ciro ont grandi dans des villages de montagne à quelques kilomètres l’un de l’autre, mais ils se rencontrent pour la première fois, en ce début du vingtième siècle, dans le paysage grandiose des Alpes italiennes. Ciro, pour avoir découvert le comportement scandaleux du prêtre de la paroisse, est banni de son village et envoyé précipitamment à New York pour être apprenti chez un cordonnier dans le quartier de Little Italy. Enza, dont la famille est frappée par la misère, doit s’exiler à son tour pour assurer l’avenir des siens.Tandis que Ciro apprend le métier de cordonnier, Enza travaille en usine, jusqu’au moment où le hasard les réunit aux États-Unis. Mais il est trop tard : la Première Guerre mondiale vient d’éclater et Ciro s’est engagé pour aller se battre en Europe tandis qu’Enza, qui entame une brillante carrière de costumière au Metropolitan Opera, est emportée dans un tourbillon de vie mondaine dans le sillage du grand chanteur Enrico Caruso. Des riches demeures de Carnegie Hill aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota, les deux amants vont se retrouver et se perdre jusqu’à ce que la force de leur amour s’impose et change à jamais leur existence.

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