mardi 7 janvier 2014

Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne

Auteur : Jules Verne

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Phileas Fogg est un homme d'une grande constance. On sait peu de choses de lui, hormis les habitudes qu'il a. Il est d'une ponctualité incroyable et d'une grande intelligence. Chaque jour, il lit le journal à la même heure et joue aux cartes avec ses amis. 

Il embauche Passepartout, un Français, qui espère profiter de cette régularité. Homme à tout faire, il est censé servir son maître avec précision, et constance. Seulement, un soir au Reform club de Londres, endroit familier de Phileas, il est question d'un tour du monde en 80 jours. Un journal affirme que cela est réalisable et Phileas Fog est du même avis, contrairement à ses amis qui le raillent et le mettent au défi. Phileas Fogg se lance le soir même dans l'aventure, embarquant avec lui Passepartout. Mais en 1872, est-ce vraiment réalisable?

C'est donc un défi fou qu'a voulu relever le calme et mystérieux Phileas Fogg. Faire le tour du monde en 80 jours! Il y croit dur comme fer, et pour cela il est même prêt à jouer toute sa fortune. On ne sait quelles sont ses motivations, mais il relèvera toutes les épreuves à coups de billets, homme bien riche portant qu'il est. A ses côtés, Passepartout ne sait que penser. D'abord sceptique, pensant peut-être que son maître est fou à lier, il parviendra peu à peu à baisser sa garde.

Mais si relier les points du parcours n'étaient pas assez difficile comme ça, voilà que le duo est suivi par un inspecteur un peu trop zélé, qui va tout faire pour saborder le voyage. Difficile de le nier, il y a dans ce récit une énergie et une angoisse permanentes, poussant le lecteur à tourner la page afin de savoir comment l'affaire se résoudra.

Une bonne lecture en soi, même si il est regrettable que Phileas Fogg ne soit pas de personnalité plus curieuse. Il ne s'intéresse à aucun moment à autre chose que son défi, restant tranquillement dans ses appartements et n'en sortant que pour s'aérer ou débourser les billets. Nous empêchant donc de profiter de ce voyage et des découvertes qu'il aurait pu nous offrir.

Un livre dynamique, mais un peu trop rapide. A l'image de cette idée farfelue de faire le tour du monde en 80 jours : comment peut-on alors profiter des merveilles d'un tel voyage?

DYNAMIQUE. DIVERTISSANT. NE NOURRIT PAS SON HOMME.

Si nous sauvions cette femme ? dit-il.— Sauver cette femme, monsieur Fogg !… s’écria le brigadier général.— J’ai encore douze heures d’avance. Je puis les consacrer à cela.— Tiens ! Mais vous êtes un homme de cœur ! dit sir Francis Cromarty.— Quelquefois, répondit simplement Phileas Fogg. Quand j’ai le temps.

3 commentaires:

  1. Oh bin ça alors, moi qui était persuadé que je pourrais voyager en lisant ce livre, je suis déçue.

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  2. J'avais eu le même sentiment de déception quand je l'avais lu plus jeune. Je me demandais justement si ça ne valait pas le coup de le relire (entre temps j'ai lu 20 milles lieux sous les mers et voyage au centre de la terre, que j'ai adoré). Je vais en rester sur ma vieille impression je pense, puisque tu viens de décrire ma déception de l'époque ! ^^

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  3. Je l'ai lu (et relu) il y a longtemps et c'est mon Verne préféré. J'en avais aimé le dynamisme. Après, tu as peut-être raison sur le fait que ça reste un peu superficiel dans les voyages et rapide.

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