jeudi 13 février 2014

Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini - Roman illustré par Fabio Celoni et Mirka Andolfo

Auteurs : Khaled Hosseini, Fabio Celoni, Mirka Andolfo

Edition : France Loisirs

Pages : 136

Frères de lait, Amir et Hassan grandissent ensemble dans les années 70. L'un est fils d'un riche commerçant patchoun, l'autre est le garçon de leur serviteur chiite. Amir et Hassan sont inséparables, ont perdu leur mère, se défendant contre ceux qui voient en Hassan un moins que rien du fait de son origine. Mais un jour, Amir commet la pire des lâchetés... En 2001, le passé se rappelle à lui, alors qu'il est installé aux Etats-Unis, venu avec son père comme réfugié. Il lui est proposé de se racheter. Mais pour cela, il doit retourner au Pakistan, parmi les talibans.


Lorsque j'ai découvert cette édition illustrée chez France Loisirs, pendant les soldes, j'ai très peu hésité. 5 € pour cet ouvrage, qu'avais-je à y perdre? D'autant plus que j'avais lu le roman il y a de cela quelques années, et que je ressentais le vif désir depuis plus d'un an de me rafraîchir la mémoire à ce sujet.

Images lumineuses, récit sombre

Graphiquement, je ne m'attendais pas à ce genre de dessins, je redoutais qu'ils ne puissent transmettre toute la tension contenue dans ce roman. Une peur bien infondée. Les images sont lumineuses, les couleurs assez vives, les traits dynamiques. On s'y habitue très vite. Qui plus est, les principaux événements du livre sont bien dans le roman illustré. Pour preuve, je suis ressortie de ma lecture tout aussi abrutie que lors de ma première lecture devant la dureté de la vie de Hassan.

Amir est un garçon qui pêche un peu par égoïsme. Il est materné par son père, qui est son monde. Certes, il a Hassan, ami et serviteur, mais son père reste le seul point autour duquel il peut graviter. Ce père qui pose un regard tendre sur Hassan, qui adore le père de ce dernier, presque comme un frère. Au point de rabrouer son fils quand celui-ci veut les exclure de leur vie.

Un héros faiblard, mais pas vide de sens

Amir est donc le mec un peu banal, aux principes un peu faiblards, surtout créatif. D'ailleurs au cours du récit, on se rendra vite compte de l'intégrité de son géniteur qui portera l'honneur comme ses couleurs. Et c'est par faiblesse qu'Amir en viendra à trahir finalement tout son entourage. Mais ce n'était qu'un gosse aussi. Tout le monde ne peut pas être un héros.

C'est ce que j'aime bien dans ce récit en réalité : la complexité des caractères des personnages. Ils vivent chacun de façon autonome, on arrive à retracer leur cheminement psychologique, à les cerner. Comme si l'auteur avait donné à chacun une vie propre.

Mais ce roman est bien plus encore. Une immersion dans le quotidien d'une famille dont l'univers bascule lors d'un coup d'état. Avec une fuite vers un pays lointain.

Ce roman a reçu déjà tellement d'éloges, qu'il est difficile d'innover. Une histoire puissante, profonde et touchante. On ne ressort pas indemne de cette lecture.

-Gaby 

2 commentaires:

  1. Il faut vraiment que je prenne le temps de me plonger dans les livres de cet auteur. Merci d'avoir accentué mon désir de lecture.

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