vendredi 28 mars 2014

Un cri d'amour au centre du monde de Kyoichi Katayama (septembre 2008)







Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville de province au Japon. Les deux tombent amoureux. Mais en classe de première, Aki tombe malade et meurt en quelques semaines. Sakurato, plongé dans ses souvenirs, pourra-t-il aimer à nouveau?
 

Au Salon du livre de Paris, niché sur une étagère, sa couverture m'a de suite interpellé. Mais plus encore, c'est le résumé et le fait que c'est un best-seller au Japon qui m'a convaincu de l'acheter. Et je m'y suis plongée le soir, dans le train qui me ramenait chez moi.
 
Un coup de poing dans la face, voilà ce que j'ai ressenti en lisant le premier chapitre. Je n'imaginais pas que le récit allait commencer ainsi, de façon aussi brutale. Je ne vous en dévoilerai pas la teneur de ce qui m'a happé dans l'histoire, et de cette tragédie.
 
L'histoire de ce roman est donc celle d'Aki et de Sakutaro, leur histoire se développe devant nos yeux, au gré des allers et retours que fait Kyoichi Katayam, naviguant à sa sauce entre passé et présent. Le texte est ainsi morcelé. Quelques fois perdue, on retrouve bien vite le cheminement.
 
L'écriture est sobre, les mots pourraient être puissants mais ce sont les réflexions de Sakutaro qui le sont. Il vit le drame, l'amour et la douleur de la disparition. Il lui est difficile de faire le deuil et on vit cela, à travers ses idées et ses mots.

Le thème de la maladie est également abordé avec une certaine discrétion et pudeur. J'imagine qu'il touchera fortement ceux qui ont connu des proches souffrant d'un cancer.
 
A la fin du roman, on se retrouve comme le jeune homme, démuni. Face à la mort, la perte d'un être qu'on aime, est-il encore possible d'aimer? Vous vous en ferez votre idée.

Voilà quelques jours que j'ai terminé le roman, et mes pensées se tournent vers Aki et Sakutaro. Quel bel amour. Un livre très beau, de nombreux passages qui restent en mémoire et cette pureté du sentiment...

J'apprécie lire les romans des auteurs asiatiques. Sans encore pouvoir le définir, j'ai l'impression qu'à chaque fois, dans leurs écrits, je vois la vie avec d'autres yeux.








 
 
 

2 commentaires:

  1. Je ne suis vraiment pas fan de la littérature asiatique donc je passe mon tour.

    PS : j'adore cette petite bannière qui défile avec vos derniers avis !

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  2. Je ne conaissais pas du tout, je ne suis pas fan de la littérature asiatique mais je suis une grand fan des histoires d'amour...merci pour la découverte!

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