samedi 24 mai 2014

Retour au meilleur des mondes d'Aldous Huxley (1958)

Auteur : Aldous Huxley

Edition : Pocket

Pages : 162

Aldous Huxley revient sur le monde qu'il a crée en 1930 dans son livre Le meilleur des mondes et met par écrit ses idées sur la société de son temps et les dictatures.


J'ai trouvé ce livre dans la bibliothèque d'Ondine (ma cobloggueuse) par hasard. Comme elle le possédait en deux exemplaires, elle me l'a gracieusement offert.

Revenons sur quelques dates. En 1930, Aldous Huxley rédige Le meilleur des mondes, une société hygiéniste et dans laquelle tout est réglé au millimètre près (voir ma chronique). Il est question du bonheur et du contrôle de la population afin de limiter les guerres. Les années 30, c'est aussi le crash boursier et la récession aux Etats-Unis, la montée du nazisme, le fordisme... 1939-45, la Seconde Guerre mondiale (je ne vous apprends rien). 

Puis vient 1948 et George Orwell sort 1984, autre monde où tout est contrôlé mais aussi où la guerre est constante (vous pouvez lire ma chronique que je n'ai pas encore actualisée puisque rédigée hors contexte, SAUF que Orwell parle du régime soviétique et je n'en fais pas mention. Grave erreur de ma part). Les deux auteurs vivent pendant la guerre froide, ils essaient de comprendre les sources d'un tel bordel et d'évaluer l'avenir de la société.

Aldous Huxley s'appuie sur les travaux des chercheurs de son époque et aussi sur sa propre analyse. Il approfondit la thématique de la société, de la dictature, de l'évolution démographique, de la santé, de la manipulation... Certaines idées seraient décriées à notre époque. Il souligne beaucoup le clivage entre pays développés et pays "sous-développés".

Lorsqu'on lit le livre, on a de quoi être surpris. Certaines situations existaient déjà à son époque, comme la crise de la presse. Des questionnements, des idées étaient déjà au coeur de toutes les préoccupations, et on en parle encore en 2014. Alors en plus de 60 ans, cela reviendrait-il donc à dire que rien n'a évolué? 

On a tendance à se baser sans cesse sur les dernières recherches, et études, mais peut-être est-ce une erreur, car si on ne regarde pas ce qui a été fait précédemment, c'est une perte d'énergie! En 1960, on savait que la drogue et l'alcool étaient mauvais, que les gens prenaient un peu trop les pilules du bonheur (anti dépresseurs) et plein de comportements innés à l'être humain. Alors pourquoi n'a-t-on toujours pas avancé et refait-on toujours les mêmes études pour aboutir aux presque mêmes résultats?

La psychologie humaine est aussi remise en question. Ainsi les chefs d'Etats, les chefs de parti et tous ceux qui veulent contrôler se penchent de plus en plus sur les moyens de contrôle de l'être humain, via le décryptage des interactions spontanées. Les possibilités de contrôle sont incroyables. Les techniques pour nous détourner de l'essentiel également (qui se soucie de voter ce dimanche alors que l'Union européenne est dominante sur nos lois?)

Un livre qui questionne, peut choquer, et qui fait du bien. On se rend compte de l'inertie des grandes démarches et des possibilités qui s'ouvrent lorsqu'un individu veut prendre le contrôle. Beaucoup d'imagination mais aussi de solides bases. A lire, forcément. Au moins pour se faire sa propre idée!

1 commentaire:

  1. Je viens de le trouver hier, je vais penser à toi quand je le lirai ! (dans pas trop longtemps j'espère mais je ne peux pas te dire ! :) )

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