mardi 24 juin 2014

La lettre oubliée de Nina George (juin 2014)

► Nina George / Charleston / 398 pages
☼ Résumé :

Il a toujours un livre en tête pour soulager les maux de l’âme : dans sa « Pharmacie littéraire » installée sur une péniche, le libraire Jean Perdu vend des romans comme on vendrait des remèdes pour vivre mieux. Il sait soigner tout le monde – à l’exception de lui-même.

Cela fait vingt-et-un an, déjà, que Manon, la belle Provençale, s’est éclipsée pendant qu’il dormait en lui laissant pour tout adieu une lettre qu’il n’a jamais osé ouvrir. Mais voilà qu’arrive l’été, un été pas comme les autres qui verra Jean Perdu s’échapper de la rue Montagnard pour s’engager dans un voyage au pays des souvenirs, en plein cœur de la Provence, avant de revenir à la vie.

Une histoire pleine de chaleur, de réflexion et de drôlerie, racontée avec beaucoup de finesse, qui va tout droit au cœur du lecteur. Un roman sur le pouvoir des livres, sur l’amour et sur la magie de la lumière du sud.

Mon avis : 

M. Perdu tient une librairie à bord d'une péniche. Il l'a surnommé "La pharmacie littéraire". Cet homme a un talent : trouver le secret de son client et l'aider en lui recommandant les livres qui pourraient l'aider. Autant dire que certaines réactions peuvent être violentes : peu de personnes aiment voir les choses en face.
M. Perdu vit seul, dans un immeuble où il connait tous ses voisins. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que l'homme vit depuis vingt ans et un an un drame amoureux : il ne se remet pas de sa rupture avec Manon. Ah, Manon, jolie provençale avec qui il a vécu 5 ans intenses, riches en émotions. Et voilà qu'un jour, elle a disparu brutalement.
Depuis, il ne peut la sortir de sa tête. Ses propres remèdes ne font pas d'effet sur lui. Vient un jour, où il est décidé de faire table rase. Mais voilà que Manon se rappelle à lui. Il redécouvre par inadvertance une lettre d'elle. Qu'il n'a jamais osé ouvrir.
Nina George est une auteure allemande qui semble très bien connaître la France. Si on passe au dessus des noms et prénoms franco-français, on a vraiment l'impression de lire le livre d'une personne ayant vécu en France. Son histoire a d'ailleurs beaucoup plu en Allemagne, puisqu'il est resté 18 semaines dans le Top 10 des ventes.
L'histoire tourne principalement autour de la nostalgie de l'homme qui va tenter de retracer son histoire d'amour au fil de l'eau, et faire des rencontres enrichissantes. L'échange sera ainsi le maître mot : autant il aidera ses interlocuteurs que ceux-ci lui ouvriront les yeux sur lui et le monde.
La petite touche qui fait mouche : les références aux livres. Un véritable délice pour ceux qui les ont lu ou comprennent de quoi cela parle. Dans le fond, c'est un récit qui séduira ceux qui aiment bien le romanesque, la douceur de la nostalgie, l'histoire au fil de l'eau.
Oui, ce récit rassemble toutes ses qualités. C'est un peu le doudou, celui qui fait du bien à l'âme et qui convient aux personnes sensibles ou souhaitent s'échapper d'un présent trop remuant.
Malheureusement, dans mon cas, c'est aussi typiquement le genre de récit qui m'ennuie. Je parle bien de mon cas, car ce livre a plu à énormément de monde.
Si vous m'êtes familiers, vous connaissez mon goûts pour les textes allant à l'essentiel, informatifs et plutôt dramatiques, et ma préférence pour les personnalités fortes et dynamiques qui vont de l'avant. Mais, à mon sens, ce texte est trop contemplatif. Il aborde quantité de détails intéressants sur les Français et les petits phénomènes, ce qui donne une valeur informative. Mais on a envie de secouer M. Perdu qui a laissé filer 21 années de sa vie. Ce que je trouve stupide et énervant.
Lire l'histoire d'un homme qui n'a pas su se dépasser et profiter de la vie m'a agacée. Tout pour moi était trop calme. M. Perdu prend tellement le temps, que cela m'a rendu dingue, ne sachant pas où il voulait en venir. Alors que j'ai passé sans trop de difficulté la première partie, à 200 pages de la fin, j'ai peiné à en venir à bout.
Un livre qui séduira les amateurs de romance, de sentiments, de nostalgie. Ceux qui ont envie de douceur, de bulle de coton, de virée en péniche vers la Provence. Toutes ces belles choses tendres que j'ai du mal à apprécier.

5 commentaires:

  1. ça pourrait être pas mal ... A voir

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  2. L'idée générale me plaît mais quelqu'un qui n'ouvre pas cette lettre pendant tout se temps ne pourra que m'horripiler tout au long de cette lecture ce qui risque de la gâcher, hélas... Dommage !

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  3. J'ai eu du mal à le finir moi aussi. J'ai trouvé toute cette histoire un peu caricaturale, comme les descriptions. Il y a trop d'images toutes faites dans ce livre. Dommage, l'idée de départ était bonne.

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  4. Il me fait vraiment envie celui-ci! Ne serait-ce que pour les références aux livres...:)

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  5. Ca a l'air d'être une très belle histoire!

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