mardi 29 juillet 2014

La cloche de détresse de Sylvia Plath (2014)

► Sylvia Plath / Denoël / 368 pages 

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☼ Résumé : 

Esther Greenwood, dix-neuf ans, est à New York avec d'autres lauréates d'un concours de poésie organisé par un magazine de mode. De réceptions en soirées passées pour tuer le temps, ce sont quelques jours d'une existence agitée et futile que vit la narratrice. En même temps, elle se souvient de son enfance, de son adolescence d'étudiante américaine, des amours qu'elle a connues. Tout bascule lorsque Esther quitte New York. 

Tentatives de suicide, traitements de choc, guérison, rechutes, et, pour finir, l'espoir. Esther est à la fois «patiente» dans l'univers hospitalier et observatrice au regard aigu de ce monde, qui a pour toile de fond l'Amérique des années 50.

☼ Mon avis : 

Je suis plus que ravie d'avoir eu la chance de découvrir le livre de cette poétesse très connue aux Etats-Unis et qui s'est suicidée à l'âge de 31 ans en 1963. Sylvia Plath m'intriguait depuis un certain temps, et cette oeuvre, La cloche de verre, est autant un roman qu'une autobiographie non affichée, à en croire les similitudes entra sa vie, résumée en fin d'ouvrage, et celle d'Esther Greenwood.

Esther Greenwood a donc été sélectionnée pour faire une stage au sein d'une rédaction prestigieuse, suite à un concours de poésie. Mais l'univers fastueux ne lui plait pas. Elle n'aime pas la frivolité, la légèreté, le fait d'être considérée comme une femme sandwich lorsqu'on luit envoie des cadeaux et que son image est utilisée comme publicité. Bref, elle n'arrive pas à se détendre. Peu à peu, elle plonge dans la dépression. Enfermée dans une bulle, avec l'impression d'être enfermée sous cloche, elle voit la vie des autres se passer et n'arrive pas à vivre la sienne.

Son avenir ne lui plait pas, ses rêves s'effondrent, elle broie du noir. L'escalade des pulsions morbides commence. Esther se perd.

Ce roman est une plongée dans la dépression d'une femme emprisonnée dans son quotidien, qui ne trouve plus de sens, qui n'arrive pas à se projeter. Une vie qui fait écho à celle de Sylvia, qui brilla dans sa scolarité et fut soutenue financièrement par de nombreuses bourses, mais qui, aussi, eu de nombreux passages vides. 

Certaines parties du récit m'ont touchée, d'autres m'ont bouleversée (les électrodes...) mais j'ai surtout ressenti le désir d'envoyer la jeune femme en Europe pour qu'elle se rafraîchisse les idées et découvre qu'il existe d'autres destins possibles. Qu'elle n'est pas vouée à se marier, que le monde lui appartient aussi.

Par moments, ce livre fait aussi penser à l'ouvrage Rien n'est trop beau de Rona Jaffe, un livre qui m'avait assez plu car c'était un travail sociologique sur la situation des femmes à New York et les opportunités professionnelles qui s'offrent à elles. Mais, malheureusement cette période des années 50 n'est pas une période qui m'intéresse. Jusqu'à présent les livres me montrent des vies bloquées et un manque de projection de la part de ces femmes. Rien de négatif, mais cet état assez statique m'ennuie.

La cloche de détresse est en définitif un bon témoignage, rédigée par une très belle plume, riche en sensibilités. L'ouvrage est à découvrir, nous offrant une plongée dans les émotions et la vie d'une américaine brillante qui perd pied. Les seuls bémols ; mon manque d'intérêt pour cette période et la noirceur des phases dépressives en font un livre à découvrir lorsque le moral est bon car la retranscription des états d'âme est assez fidèle pour nous toucher et quelques fois faire écho.



Merci aux éditions Denoël pour cet envoi.

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