dimanche 26 octobre 2014

Je suis une peureuse névrosée de la consommation et je l'assume.

Tout d'abord, merci de t'être arrêtée sur ce billet et d'avoir le courage de le parcourir. Il est long, tu es prévenu(e). Il n'est pas construit, c'est une avalanche d'idées, une envie de partager un trop plein.

Aujourd'hui, j'ai décidé de rédiger un billet "humeur". Non pas un billet "coup de gueule", mais plutôt "point de vue". Il m'est difficile de segmenter les tâches et je fais régulièrement des associations d'idées, que ce soit dans la rue ou en lisant. Dans mes chroniques, vous pouvez d'ailleurs lire certaines réflexions inspirées par les récits. Je n'ai jamais prôné rédiger en toute objectivité, ma devise sur ce blog est de motiver mes réflexions afin de rendre justice à mes idées. Evidemment ces motivations sont forcément formulées selon le prisme de ma personnalité et tout le monde ne peut pas s'y retrouver.



Donc, aujourd'hui, j'ai envie de m'exprimer sur ce que je vois et qui entoure mon univers de blogueuse. Il ne vise personne, mais j'ai envie de sensibiliser les jeunes et moins jeunes sur certains points qui me tiennent à coeur. Je souhaite aussi vous expliquer pourquoi vous ne me verrez jamais avoir un blog mode-cosmétiques-bougies comme tant d'autres.

Je regarde beaucoup de chaînes Youtube. Que ce soit la beauté, les bougies, les livres, j'aime bien me tenir informée de ce qu'il se fait. Ils sont indispensables pour m'informer des actualités de ce monde "féminin" (si vous saviez avec quelle force je ne supporte plus ces youtubeuses blogueuses qui justifient leurs achats par le genre. Et non, la consommation n'est pas une spécificité des filles mais d'un type de personnalité. Pareil pour le terme "la ménagère" utilisée dans les sondages"...). Je ne lis plus de magazines de filles. Biba, Closer, Cosmopolitain, Elle et autres, je les trouve creux et vides. Il n'y a que l'apparence qui compte et les people. Par contre je lis Causette de temps en temps, car le contenu me parle et qu'ils ne rangent pas les filles dans des petites cases, entre celles qui taillent des pipes ou qui se font refaire les seins ou qui font je ne sais quoi d'autres et à qui on va coller une étiquette. Ce magazine me parle de choses qui me touchent personnellement. Le dernier dossier qui m'a marqué est notamment la fertilité de la femme. Avec tous les "on dit", j'avais besoin de comprendre réellement ce qu'il se passait au niveau scientifique. J'ai eu une réponse et je leur en suis reconnaissante.

Parce que je suis une grande névrosée. Je ne me fie pas à ce que je vois, ni à ce qu'une personne peut m'affirmer. Je ne comprends pas les affirmations, et je suis très premier degré. Je ne peux pas résumer ma vie par A+B= C. Ma vision serait plutôt A (A+D-E*4) + (F-G+S) = C (T+Q+S-I-O) pour vous donner une illustration sur ma façon de raisonner.

Regarder Youtube devient peu à peu une norme. Faire une chaîne également. C'est un moyen d'exister pour beaucoup et d'échanger sur des thématiques qui nous parlent. Pourtant, je ne me reconnais pas dans tous ces visages qui s'exposent. La plupart parlent de cosmétiques, nous vantent des mérites de produits qu'elles viennent juste d'acheter et surtout soulignent à quel point certains produits sont indispensables. Indispensables, ce qui signifie essentiel. Et c'est là où précisément se créée la rupture. Jamais je ne pourrai juger un vernis, un produit pour lisser les cheveux ou un crayon comme indispensables. Je suis pourtant féminine et j'aime prendre soin de moi, mais jamais il ne me viendrait à l'idée de considérer un produit cosmétique essentiel à ma vie.

L'autre point qui me fait faire les yeux ronds, c'est le manque de recul de certains et certaines qui arrivent à dépenser autant dans des hauls. Même avec un petit budget, je suis incapable d'acheter des vêtements chez H&M ou Primark. Lorsque j'entre dans ces magasins, la première question qui me vient en tête est "comment est-ce possible de vendre des produits aussi bas prix?" Alors à part en économisant sur les normes, la qualité et les salaires des ouvriers, je ne vois pas. C'est l'une des raisons qui fait que je ne renouvelle ma garde robe que lors de grandes occasions : quand mes fringues sont abîmées et par acquis de conscience uniquement pendant les fins de soldes. Et cela ne m'empêche pas de m'interroger sur la provenance et de râler lorsque j'imagine toutes les petites mains utilisées pour satisfaire nos besoins.

Autre point, la cosméto. Cette course à l'achat et à l'utilisation. Je n'arrive tout simplement pas à entrer dedans. Je ne peux pas acheter un produit sans réfléchir au contenu, et me demander si les bénéfices de tel maquillage ne seraient pas accompagnées de grands inconvénients, comme l'application de substances cancérigènes ou perturbateurs hormonaux, voire si cela ne provoque pas des cocktails chimiques entre les différents produits et n'engendrent pas des réactions dangereuses au fil du temps. Il m'est impensable d'acheter de la contrefaçon et des produits low-cost. Evidemment mon budget ne me permet pas d'investir sur le haut du gamme, du coup je me tourne vers les produits biologiques et naturels. Je me démaquille à l'huile par exemple. Je ne souhaite pas étaler mon organisation de vie, ni être taxée d'écolo ou de bobo, mais j'essaie de réduire autant que je peux les interactions entre mon corps et d'autres substances.

Venons-en aux bougies. Il y a quelques mois, j'ai cédé à la tentation. Comme beaucoup il m'arrive d'être faible. Je le suis pour certaines choses et je ne me considère pas comme quelqu'un de "nickel". Mais même si les bougies sont jolies, je suis fortement étonnée de voir à quel point autant de personnes à petits budgets peuvent se tourner vers des gammes de luxe. Et comment peut-on investir dans des produits qui finissent en fumée et qu'on inhale toute la journée sans se demander quelles en sont les conséquences? Je me sens mal à l'aise si je ne renouvelle pas l'air de mon appart' pendant plusieurs heures, et même quand je fais le ménage je pense aux mélanges toxiques entre les différents produits. Alors que penser des bougies?

Enfin, dernier point, qui me chagrine le plus : le manque d'empathie. Il y a quelques jours s'est tenue une discussion sur les personnes les plus défavorisées et une émission de télévision. Je ne souhaite pas entrer dans les détails ni viser personne. Mais cette discussion m'a particulièrement touchée car en lisant les réactions j'ai compris que le monde des littéraires dans lequel j'aimais me cacher était en fait un monde aussi superficiel que celui des make-up et des fringues. Je l'ai déjà dit, je trouve les débats sur les couvertures insignifiants. Je n'achèterai jamais un livre pour sa couverture. Peut-être un jour céderai-je pour des intégrales de grands auteurs dans des éditions un peu chères. Mais ce n'est actuellement pas au coeur de mes préoccupations. Je résumais ce problème à un aspect un peu superficiel des gens et aussi peut-être à leur personnalité : chacun voit midi à sa porte. Et ce débat, que je viens de mentionner un peu plus haut, m'a fait prendre conscience qu'en fait être lecteur n'était pas être plus intelligent, instruit ou plus sensible que d'autres. Que c'était un leurre. Quand je vois que beaucoup pleurent des personnages dans les romans ou écrivent des textes de la taille d'un bras sur un protagoniste et ses malheurs dans la vie, et que de l'autre côté ils sont peu capables de rationaliser des informations diffusées dans les médias et les réseaux sociaux, cela me remplit d'une certaine tristesse et lassitude vis-à-vis de l'être humain. Des études ont tellement vanté les mérites de la lecture sur les humains, notamment qu'ils étaient capables de plus d'empathie, de recul et de sensibilité. Mais en fait non, la lecture est devenue une consommation comme une autre, et l'on ne se laisse même plus le temps de réfléchir. Comment est-ce possible d'éprouver de l'empathie pour un loup-garou malmené par ses pairs et non pour une famille qui a eu un début de vie difficile et qui s'estime trahie par une émission de télévision à la con? Je prends cette discussion pour exemple, mais le malaise que je ressens existe depuis longtemps quand je visionne des vidéos aux raisonnements limités, aux incitations douteuses, et aux réflexions non justifiées ni vérifiées.

Le blog et Youtube sont des voies de transmission très appréciées par les jeunes et les moins jeunes. Et tout le monde ne pense qu'à son monde en ne réfléchissant même pas à l'impact de ses paroles. J'ai vu aujourd'hui une vidéo dans laquelle une youtubeuse comparait sa chaîne à une maison et Youtube à une banlieue. Et je ne suis pas d'accord. Youtube est une rue, et une chaîne ou un blog sont une estrade plantée en plein milieu de cette voie avec une personne qui parle en s'adressant aux passants. Et cette façon de déballer ses achats, de courir à la consommation (bien entendu appuyée par les marques qui se servent de ces personnes comme des cobayes en plus que comme des grands panneaux de pubs) commencent à me fatiguer alors que cela prend de plus en plus d'impact dans nos vies.

Je ne sais pas comment font tous ces gens pour exister avec ce système. Je n'y adhère pas, et il me désole. Evidemment, je ne vaux pas mieux. Je suis accro à mon ordinateur et je nourris mon chaton avec un budget équivalent au moins à celui d'un village dans un pays du tiers monde. Mais cela me travaille quand même dans un coin de ma tête. Et quand je me rends dans des magasins cheap pour essayer de m'acheter un sac à main car le mien rend l'âme après plus d'un an de service, je ne peux pas m'empêcher de penser aux produits chimiques utilisés, aux petites mains sans protection qui l'ont construit et aux dégâts dans l'environnement que sa production provoque. Je ne peux pas me dire que je dois laisser couler et que c'est ainsi. Mon refus de participer à cela est peut-être insignifiant mais s'il peut sauver quelques minutes d'une vie, et si d'autres décident un jour de faire pareil, peut-être que cela fera boule de neige et peut-être qu'on prendra nos responsabilités.

Je suis une peureuse névrosée et je le vis bien. Et même si ma conscience n'est pas souvent de tout repos, j'ai envie pour une fois d'agir et non de subir en disant ce qui me pèse sur le coeur dans le monde de la blogo et de Youtube. Et tant pis pour ceux et celles qui réagiront mal, après tout je n'ai visé personne.

9 commentaires:

  1. Merci pour ce merveilleux article (dans lequel je me reconnais trait pour trait, qui plus est). Une bouffée d'oxygène dans cette blogosphère devenue hypocrite, superficielle et tristement uniforme.

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    1. Merci d'avoir laissé ce message. Cela me console de voir qu'au moins une personne en est réceptive. C'est désolant de voir ce billet lu sans qu'aucun(e) ne se donne la peine de réagir pour me contredire ou nuancer. A croire que la plupart se contente de consommer et d'aller de mangeoire en mangeoire (image rude et injuste, je suis consciente de mon exagération volontairement provocatrice)

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    2. Merci pour cet article sincère et fouillé, chère Gaby, sur la vanité du monde, finalement. Dieu merci , Youtube permet aussi de voir des conférences de Jean Luc Marion, Deleuze, Derrida... et moi. Et je vous assure que rien n'est moins cosmétique. Tenez le coup (je n'ai pas de doute) car ce que vous faites a de la valeur. Fidèlement. Thierry Berlanda.

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  2. Ton article m'a beaucoup parlé. Je passe des heures sur youtube, j'achète des bougies, et je "consomme" les livres, mais j'ai le recul pour me rendre compte de l'impact que çà a...
    Ca m'a fait du bien de te lire.
    Bisous

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  3. Je comprends, ou en tous cas je crois que je comprends, selon ta formule mathématique dans laquelle je me reconnais plutôt bien également ! Rien n'est simple, et pourtant en regardant autour de nous j'ai parfois l'impression que beaucoup ne se posent aucune question sur rien en dehors de leur petite personne - est-ce vrai, ou est-ce ma vision qui est faussée, ou ai-je malheureusement à moitié raison, ou est-ce que tout simplement nous n'avons pas tous la même capacité, plus que volonté, à faire sans cesse des liens entre tout ? Est-ce que je, toi, d'autres, pensent trop parfois, surtout lorsqu'il s'agit de choses sur lesquelles nous avons l'impression d'avoir bien peu de prise et peu d'occasions d'agir ? Question cosmétiques j'avoue que même si je commence à me poser la question, je n'ai jamais été une très grosse consommatrice, et j'imagine que le fait de ne jamais avoir fait d'allergies ou de réaction ne m'a pas aidée à remettre en question le peu que je consomme qui est rarement bio. Pareil pour les vêtements - sauf que là, comme les livres, je me sens un peu "en dehors" du système, peut-être à tort, car j'achète le plus souvent d'occasion, et je dois dire qu'après tout ne pas se poser des questions sur mes achats de chaussures, par exemple, aussi limités soient-ils par rapport à d'autres personnes, m'arrange bien quelque part. Je me doute que la filière n'est pas irréprochable de bout en bout, et pourtant je continue d'aller chaque année dans les mêmes enseignes sans rien ne savoir de leur production. En revanche je n'arrive pas du tout à comprendre ce qui passe par la tête des gens qui jettent, détruisent, gâchent, quoi que ce soit - jeter ses ordures dans la rue ou dans la nature, ne pas gérer son stock de nourriture pour éviter tout gaspillage, ne rien recycler même les choses les plus accessibles (verre, papier), préférer jeter n'importe quoi aux ordures ménagères plutôt que de donner ou vendre à défaut de pouvoir réparer soi-même.
    Pour l'empathie je crois que c'est quelque chose de tout à fait inhérent à chaque personne, certains en ont beaucoup, ou moins, et certains aussi développent des "cibles" - je n'ai pas d'autre mot - spécifiques : les animaux, les enfants... je ne dis pas que ceux-ci n'ont pas le droit à de l'empathie, mais quand je vois que ça se fait au détriment de tout le reste, comme tu prends l'exemple des personnages fictifs, je ne suis pas non plus d'accord. L'autre jour quelqu'un m'a choquée sur Facebook : partant d'une bonne intention, l'auteur a enjoint ses contacts à penser aux animaux des refuges avant de jeter leurs vieilles couvertures ou autres. Je me demande encore si j'ai été la seule à me dire que les humains en difficulté pouvaient eux aussi avoir ce droit (SDF par chez nous, humanitaire), et peut-être même être prioritaires sur ces pauvres bêtes. J'adore les animaux, mais j'ai trouvé cette remarque assez indifférente d'un certain point de vue.

    Non, bien sûr, la lecture ne rend pas les gens plus sensibles ou plus intelligents, cela reste un outil que les personnes utilisent de différentes manières et, souvent pour atteindre des objectifs de vie qu'ils se sont déjà fixés auparavant, au moins en partie - tout comme regarder la télévision ne rend pas les gens plus bêtes. Il y a des processus cognitifs derrière, des idées de conscience, de volonté, de point de vue, d'objectivité en parts très inégales, et si ces lieux communs sont vrais pour une partie de la population ce n'est juste pas possible de généraliser.

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  4. (Mon commentaire était trop long, voici la suite)
    Peut-être le fait de "craquer" de temps en temps sur des choses très superficielles n'est pas si grave, relativement et pour l'heure, lorsque nous en sommes conscients, et encore moins si le mouvement de conscientisation qui semble s'être amorcé de manière générale sur les aspects les moins reluisants de la consommation s'étend d'autant plus - que ce soit toi qui parle de tes bougies ou d'autres d'autres choses. En tous cas c'est ce que je pense : on ne peut pas forcément tout révolutionner très vite, et parfois se tenir dans un entre-deux hésitant est la position qui curieusement va décider le plus de gens à, eux aussi, commencer à se questionner et agir.

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  5. Merci beaucoup pour cet article qui me permet de découvrir ton blog. Comme je te comprends... Je suis la communauté beauté youtube depuis fin 2011 et ça a changé progressivement...En début d'année 2014, je me suis sentie ridicule, j'ai du maquillage pour toute une vie...Aujourd'hui, j'ai un blog littéraire, je fais attention à ne pas retomber dans le piège de la consommation sans fin, je me désole de voir que le livre fait l'objet lui aussi d'une consommation irrationnelle pour certaines blogueuses et youtubeuses... Je me sens désormais plus empathique et éveillée spirituellement, j'avais peut être besoin de ce processus pour devenir quelqu'un de meilleur :) espérons que ce sera aussi le cas des personnes concernées.
    BVV.

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    1. Je perçois de l'ironie dans ton message. J'avais envie de savoir si d'autres personnes étaient aussi névrosées que moi dans la consommation et avaient ce type de relation amour/haine avec les achats, non forcément de les éveiller. Mais c'est vrai que j'ai tendance à idéaliser les choses très facilement et à me réveiller brusquement. Ravie que tu aies lu jusqu'au bout mon (long) texte :)

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  6. Le monde de la littérature et de la lecture ne fait pas exception à la règle malheureusement. De mon côté, je suis parfois vraiment étonnée de l'énergie et de l'investissement que certain(e)s mettent dans le maquillage (pourtant je me maquille aussi) ou les vêtements (pourtant je m'habille aussi). Chacun sa passion pourtant et on a tous nos travers. J'essaie de ne pas juger, d'être tolérante. C'est parfois compliqué tellement le mode de vie de certains peut aller à l'encontre de ce que je conçois.

    D'autres fois, de mon côté, j'aimerais faire plus, mais comme tu le dis si bien, nous sommes faibles nous aussi. Le principal est déjà d'en être conscient. En ce moment, je suis personnellement choquée de la course à l'instantanéité. On veut tout, tout de suite. Cela commence avec l'information : pas d'accès à Internet pendant une semaine et c'est la catastrophe. Et après, cela envahit toutes les autres sphères : impossible de patienter pour se payer quelque chose qui nous ferait vraiment envie ou mettre de côté parce que c'est cher. C'est oublier trop rapidement que c'est l'attente et l'envie qui en créé également la valeur qu'on lui accorde. On achète sur internet, on veut être livré dès le lendemain, on veut des prix toujours plus bas... Et à côté de ça, on va manger des cochonneries pas chères plutôt que de la bonne nourriture. J'ai de plus en plus des envies de me couper du monde parfois. D'avoir une bonne coupure électrique qui empêcherait toute connexion au monde numérique : plus de téléphone, plus de télé, plus d'ordi. Revenir à ce qui se faisait avant : on lit, on joue ensemble, on discute... plutôt que d'être côte à côte chacun sur son ordi.

    Bref, tu vois que tu es loin d'être la seule à te poser des questions sur le monde qui t'entoure ! Et je ne savais pas qu'il y avait un tel engouement pour les bougies :) Et je me reconnais dans ton besoin d'aérer très régulièrement le lieu de vie ;)

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