mardi 14 octobre 2014

Lire au lit de Sue Gee (octobre 2014) : un roman tout en tendresse

Mon avis

Dido et Georgia sont deux très bonnes amies. Elles se sont rencontrées à l'université où elles sont tombées amoureuses de deux hommes. Les deux couples ont fait un long chemin ensemble, chacun ayant un poste dans l'éducation ou le social. On suit donc la vie de personnes cultivées et informées qui se sentent concernées par le monde qui les entoure.

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Dido et Jeffrey ont eu deux enfants : Nick et Kate. Nick est un thésard qui sort avec Paula. Kate travaille comme médecin, est brillante et a épousé un autre médecin avec lequel elle a eu deux enfants. Georgia a aimé Henry. Le couple a donné naissance à Chloé, une jeune fille douée pour le stylisme et qui souffre de dyslexie. Mais depuis, Henry est mort. Georgia et Chloé ont du mal à s'en remettre.

Dido et Georgia sont toujours aussi proches. En début du récit, on les rencontre alors qu'elles quittent un salon du livre. La littérature fait partie intégrante de leur vie comme du roman. J'ai apprécié avec un plaisir non dissimulé de côtoyer deux amoureuses des livres.

L'écriture est simple mais belle. On sent tout de même vers la fin la présence de l'auteure. Au départ invisible, elle fait quelques réflexions assez étranges vers la fin, comme si elle nous narrait l'histoire et ponctuait les faits importants.

J'ai vraiment apprécié les bouleversements dans le récit et les épreuves que doivent surmonter les deux femmes avec leur famille. J'oscille entre deux sentiments. La surprise : autant de choses en si peu de temps, c'est un peu le ciel qui nous tombe sur la tête. Mais dans la vie, un malheur ne vient jamais seul généralement. Ou un trop-plein : je me suis demandée où l'auteure était allée chercher tout cela. Quoiqu'il en soit l'histoire reste intéressante, vivante et crédible.

Concernant une romance dans le récit, j'en ai deviné l'issue dès le début. Je ne suis pas adepte des histoires romantiques, mais c'est plus fort que moi. Quand on nous montre une fille et un homme malheureux en amour, je ne peux m'empêcher de me dire que ça va finir avec un happy end. C'est le cas dans 90% des récits. Le problème est qu'il est difficile de ne pas projeter cette fin et en même temps il faut bien introduire les personnages et poser le récit. Donc il n'existe pas 360 000 façons de narrer une romance. D'ailleurs, la soudaine apparition d'un prince en fin de roman sent toujours le manque d'inspiration. C'est l'une des raisons qui font que je n'aime pas les histoires dont la trame principale est la romance. Le récit n'est jamais surprenant. Et quand l'auteur veut mettre un peu de seul, il nous met un triangle amoureux insupportable ("je l'aime lui. Non lui. Lui plutôt. Ou bien lui").

Un récit agréable dont j'ai beaucoup aimé le début car il m'a transporté dans un cocon de confort où les gens sont cultivés et aiment s'informer sans être prétentieux. Par contre, j'ai trouvé la fin un peu plate. J'ai décroché lors du passage des maisons de retraite (ceci n'est pas un spoiler) pendant lequel le rythme s'accélérait sans nous donner les mêmes émotions qu'en début de livre.

Je vous le recommande si vous aimez les récits de vie. Je déteste les histoires d'enfants et de personnes âgées parce qu'il est toujours question de l'appréhension de la mort et de la maladie. Et ce récit a su maintenir mon intérêt sans m'énerver ou m'agacer.

Résumé de l'éditeur

Amies depuis l'université, avec des vies actives à présent derrière elles, Dido et Georgia s'imaginaient profiter de leur retraite en remplissant leurs journées de lectures, de promenades et de sorties, de longues conversations et de détente. Hélas : la vie est rarement telle qu'on la souhaite, et toutes deux affrontent des drames inattendus. Dido, pour la première fois, doute de son mari ; Georgia, récemment veuve, a la certitude que le sien lui reviendra. À quoi s ajoutent une vieille cousine excentrique qui perd les pédales, des enfants malheureux en amour, et une santé qu'on croyait parfaite brutalement menacée.

Les deux femmes devraient tout naturellement se tourner l'une vers l'autre, mais même une amitié aussi ancienne n'échappe pas à pareille tempête. On ferme les écoutilles, le silence s'installe. Il leur faudra mobiliser toute leur loyauté et leur humour pour retrouver la confiance qui les liait autrefois.

[Charleston / 336 pages]


Merci aux éditions Charleston pour cet envoi. C'était l'avant-dernier livre à lire dans le cadre de mon partenariat comme Lectrice 2014. Une très belle expérience dont je vous reparlerai après la publication de mon prochain avis.

1 commentaire:

  1. Je n'ai que de bons retours sur ce livre, je le lirais certainement un de ces jours !

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