dimanche 30 novembre 2014

Il s'appelait Pierre Scize de Michel Piot (juin 2014)

L'avis de Gaby

A travers la plume du fils, Michel Piot, la figure du père journaliste Pierre Scize nous apparaît amicale et sincère. Car il est bien question ici de biographie, un genre que j'affectionne tout particulièrement, et de média, un domaine qui m'intéresse. Me voilà donc en train de découvrir la vie d'un reporter amputé du bras gauche qui a survécu à deux guerres et a su briller dans l'univers des journaux d'après-guerre.


Concis et peut-être un peu juste certes (mais l'auteur a perdu son père à 17 ans), le texte nous en dévoile l'ébauche et les grands traits. Celui d'un homme intelligent et malin, jovial et à la plume assurée. Les chiens ne faisant pas des chats, il a ouvert son monde à Michel Piot, son fils, qui a, en quelque sorte, marché sur ses traces.

La balade littéraire s'effectue avec bonhomie. Et on se demande si le talent des uns ne pousse pas à dévoiler le talent des autres, ou si tous ne fonctionnaient pas en circuit fermé puisque les grands noms se rencontrent. Néanmoins cela n'a pas gâché mon intérêt pour cette partie de l'histoire et la découverte d'une personnalité dont j'ignorais tout. L'homme est, entre autre, passé par Le canard enchaîné, le Matin et a terminé sa carrière au Figaro. Il a aussi cumulé les piges pendant sa jeunesse.

Que vous dire sinon que ce livre intéressera les passionnés de journalisme et ceux qui le connaissaient de nom? C'est un bel hommage que d'écrire un tel texte et qui est en plus source de quelques bonnes idées, comme la poire flambée dans un four à pain (qui m'a donné envie de la cuisiner). 

Enfin, l'auteur a eu la bonne idée d'intégrer en fin de récit quatre articles rédigés par Pierre Scize. On ressent la plume libre et assurée de ce journaliste qui ne semblait se plier devant personne. Et on constate à quel point le style a bien évolué depuis. Hormis dans la presse engagée, il est impossible à notre époque d'écrire ainsi.

[Michel Piot / Editions Baudelaire / 13,50 € / 120 pages]

Merci aux éditions Baudelaire pour cet envoi.

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