vendredi 7 novembre 2014

Le Roman de la momie de Théophile Gautier (mai 1857)

Mon avis

Cela fait des années que j'en entends parler, c'est carrément une honte de ne toujours pas l'avoir lu alors que tant de monde crie son éloge (et que d'autres le trouvent insignifiant). Me voilà lancée dans l'aventure, après un bref sondage auprès de vous, internautes, qui avez décidé de me le faire ouvrir.

Lors Evandale, aristocrate britannique, veut découvrir une tombe en Egypte. Il visite le tombeau d'un pharaon qui se révèle être une femme de toute beauté. Sauf que son repos est assigné dans la Vallée des rois et qu'aucune personne de sexe féminin n'y est habituellement domicilié. Le docteur Rhumphius va alors traduire les hiéroglyphes et mettre à jour une histoire inédite, celle de la pharaone Tahoser.




Tahoser est la fille du grand prêtre Pétamounoph. Âgée de 16 ans, elle tape dans l'oeil d'Ahmosis, le pharaon, sauf qu'elle est secrètement amoureuse de Poëri, un hébreux. Je vous laisse découvrir le reste.

En le commençant, je ne m'attendais pas à grand chose. D'ailleurs, je n'avais même pas lu le résumé. Aussi j'ai été surprise de me retrouver projeter dans la vie de Tahoser après la découverte de son tombeau. En effet, je m'attendais à lire un récit fantastique avec une momie ressuscitée. 

Lors de ce basculement, j'ai été un peu ennuyée de lire la quantité de descriptions présentes. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas chiant et Théophile Gautier sait manier cet art avec talent. Il arrive vraiment à nous faire visualiser le décor, et à l'époque de la rédaction de l'oeuvre ce devait être indispensable puisque l'art se résumait à la peinture et à la gravure. Il a exécuté un réel travail d'historien et d'égyptologue qui va ravir tous les amateurs du genre. Mais c'est vrai que j'ai pris un peu peur en imaginant qu'il allait nous offrir un chapitre de 10 pages de descriptions et une ligne d'action pendant tout le roman. Même si sa plume est vraiment belle, je ne comprenais pas les raisons d'un tel succès.

Heureusement, j'ai été récompensée de mon courage dès le troisième chapitre où le soin apporté au détail se conjugue avec l'action. On arrive à imaginer cet univers coloré et délicat de façon assez extraordinaire et peu commune. Mon passage préféré est d'ailleurs celui où Théophile Gautier décrit le domaine de Poëri. Je l'ai trouvé idyllique et charmant. L'histoire d'amour est bien menée sans trop s'étendre en longueur. Tahoser a su me surprendre à plusieurs reprises, pour mon plus grand plaisir.

Ce classique est vraiment un indispensable à lire si vous voulez vous construire un petit bagage sur la vie égyptienne. Théophile Gautier semble retracer à grands traits le passage du polythéisme au monothéisme et le passage de la traversée de la mer avec Moïse. Je ne suis pas assez cultivée pour développer cette idée mais je tiens à le mentionner. Etait-ce une volonté de sa part de traduire de façon romanesque ce passage 'historique' en ayant conscience de ne pas forcément avoir tous les éléments en main? Un classique pour petits et grands qui saura vous ravir et vous donner envie de replonger dans cette époque si.... mystérieuse et colorée.



6 commentaires:

  1. Je l'ai lu quand j'étais enfant ou ado mais en relisant ton article, je me dis que je devrais le relire. Ce roman ne m'avait pas marqué et je ne me souvenais pas du tout qu'il abordait autant de sujets intéressants...

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  2. Bon et bien je note parce que j'ai un peu honte : je n'ai jamais lu cet auteur :-(

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  3. Je l'ai lu étant ado, mais je l'ai remis dans ma PAL parce que je ne m'en souviens absolument pas !

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  4. Je n'ai jamais vu d'auteur aussi chiant, à part Balzac

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  5. on sait bien qu'ils étaient payés à la page, mais des dizaines de pages de description des lieux, c'est soporifique. Chiant. Ils auraient mieux fait de trouver des scénarios plus vivants.

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