dimanche 9 novembre 2014

Les foudroyés de Paul Harding (avril 2012)

L'avis de Gaby

George va mourir. Il est entouré de sa famille. Passionné d'horlogerie, il repense à sa vie, et à son père épileptique. Nous plongeons avec lui dans ses souvenirs. Dans l'enfance de George, la vie de son père et la vie de son grand-père.

J'ai découvert ce titre en recherchant les oeuvres récompensés par le prix Pulitzer. J'ai lu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Le vieil homme et la mer, La route et Maus. J'ai donc voulu continuer sur ma lancée, me fiant à la qualité des titres primés.



Pour l'anecdote, personne ne voulait éditer cette oeuvre, mais une fois sortie elle a plu par sa qualité.

Les foudroyés fait partie de ces livres soignés et bien écrits. La plume est belle, on a une véritable réflexion par rapport au temps qui passe, ainsi qu'à l'interprétation des événements. L'histoire a un certain cachet car Paul Harding a une manière particulière et délicieuse de rédiger son texte. On s'attache à George, en train de mourir, et à Howard, son père colporteur, en découvrant peu à peu leur vie et comprenant qui se cache derrière ses personnages.
George, un ancien horloger, agonise parmi les siens, et tandis que s'égrènent ses dernières heures et que le monde lui échappe, les souvenirs affluent, de plus en plus vibrants, telles des pièces d'orfèvrerie menacées par le temps. Un père toujours en vadrouille, hanté par la foudre et l'épilepsie, des objets chargés de sens et d'émotion, des instants de pure nature, des éclats qu'il convient de polir une dernière fois...[Résumé officiel]
Seulement, pour ma plus grande tristesse, je reconnais tout à fait la qualité de l'oeuvre, les réflexions qui se cachent, la profondeur du texte mais il m'a été difficile de me concentrer sur ce livre et de le lire avec passion. Je ne saurai pas vous expliquer les raisons de ce détachement envers cet ouvrage qui mérite son prix mais auquel je n'ai pu m'attacher. Pourtant l'écriture est riche, ciselée, l'histoire est profonde et intéressante.

La seule piste de mon inconfort est l'impression de négativisme solitude, de tristesse qui se dégagede l'oeuvre. Je n'aime pas lorsque les récits sont sombres et les personnages malheureux. Et j'ai donc eu du mal à vraiment m'intéresser à ces personnes à la vie intéressante mais un peu sinistre. J'ai même survolé certains passages, incapable de m'y concentrer. J'en ressors avec la déception de ne pas avoir pu apprécier correctement ce texte. Peut-être était-il d'un niveau trop élevé pour qu'il me plaise. Je me serai donc attaqué à l'un de ces ouvrages accessibles qu'après avoir un certain vécu. Il est vrai qu'à mon âge la réflexion sur le temps qui passe et des bilans n'est pas encore vraiment à l'ordre du jour.

[10/18 / 189 pages]


4 commentaires:

  1. Je n'aime pas trop non plus les réflexions pessimistes ou mélancoliques, je n'aime pas ressortir déprimée de mes lectures!

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  2. Mince ! Le titre m'avait attiré mais en lisant ton avis, je reste plus réservé. Je le lirai à l'occasion pour me faire une opinion.

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  3. Ce livre fait partie de mon Challenge ABC Critique sur Babelio... J'espère qu'il me donnera une meilleure impression^^

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  4. Lecture assez mélancolique visiblement...je ne sais pas si j'ai très envie de lire un livre qui parle de solitude et de temps qui passe pour le moment...

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