samedi 27 juin 2015

Padre cocaïne de Luc Venot (mai 2015)



L'avis d'Ondine


Corto et Alban, hommes de mains du Padre, reviennent du Sud du Portugal en camping-car. Ils rentrent sur Paris avec une cargaison particulière. Ils ont enlevé Pepe Negretti dit le marseillais dans un hôtel 4 étoiles sur ordre du Padre. Il faisait partie du réseau et a soutiré de l'argent et de la drogue au Padre pour vivre la grande vie.

Il est dans un piteux état et sait qu'il est condamné à mourir. En cours de route, Corto va prendre Momo, un copain algérien, sans papier, pour le ramener sur Paris.

Mais l'enlèvement de Pepe le marseillais n'est pas passé inaperçu. Fido, un flic vicieux, véreux, sadique, inspecteur de police judiciaire de Portimao et inspecteur principal à Interpol secondé par son jeune collègue Amadeus Cortesao vont se lancer à la poursuite des kidnappeurs. Fido pense pouvoir enfin mettre la main sur Dibramar, ce parrain recherché par toutes les polices européennes et qui a le monopole du trafic de cocaïne et de l'héroïne. Dibramar n'a jamais été arrêté ni inquiété car personne ne le trahi. Il est intouchable et surprotégé.

De plus, le Padre ne se limite pas à gérer son immense fortune gagnée avec son trafic de drogue. De temps en temps il lui vient l'envie de s'amuser. C'est ainsi qu'il ordonne à Gilles, un petit voyou toxicomane, de retrouver sa copine qui est en fuite et de la lui ramener. La jeune fille lui aurait volé l'argent et la drogue de Pepe. En réalité, c'est un test pour voir si Gilles a les compétences pour intégrer le réseau du Padre.

Mais le Padre et ses hommes sont-ils vraiment les seuls criminels ? Qui est réellement Fido ? Quel rapport a-t-il avec le tueur en série sanguinaire qui sème des cadavres atrocement mutilés sur son passage ?

Padre cocaïne est un roman étonnant, noir et à mourir de rire à la fois. Je ne connais pas l'auteur Luc Venot. Mais quelle découverte. Il a sa propre identité d'écriture. Un style rapide, épuré, moderne, des dialogues amusants en contraste total avec la noirceur de l'histoire.

Une histoire folle racontée de façon simple, décalée et le lecteur attrape un fou rire tellement certaines situations sont burlesques. C'est un art de savoir raconter une histoire noire, violente avec des personnages capables des pires actes avec un humour aussi décapant qui transforme le tout en comédie hilarante.

L'auteur sait parfaitement doser l'horreur et l'humour. Malgré la noirceur du roman, j'ai vraiment beaucoup ri. Certaines scènes sont apocalyptiques.

Padre cocaïne est un roman croustillant, les personnages sont déjantés mais attachants et humanisés car cabossés par la vie. Je conseille à ceux qui aiment les histoires intéressantes, quelque peu folles voire hallucinantes qui font rire sans rien enlever au suspens de lire au plus vite ce livre.

On passe plus qu'un excellent moment de lecture. On rigole et surtout on s'introduit dans l'univers merveilleusement délirant de Luc Venont.

En ce qui me concerne, je vais lire son premier roman Même pas peur prochainement en espérant qu'il a la même verve que celui-ci.

Merci aux éditions La Bourdonnaye pour cet envoi.

[290 pages / La Bourdonnaye / 19,60€]

3 commentaires:

  1. Peut-être... Désolée juste un petit péché de réel enthousiasme. Ferais attention à l'avenir encore que...
    Ondine

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