lundi 20 juillet 2015

Hell de Lolita Pille (janvier 2004)





L'avis de Gaby


Dans la catégorie "lectures recommandées par l'entourage", voici ce livre déjà adapté en film qui parle de la jeunesse parisienne bourgeoise. C'est une copine qui m'en avait parlé il y a bien 8 ans, me le vendant comme son livre favori. J'étais donc partie confiante.

Hell a 18 ans, se fout de tout, passe sa vie à boire, se droguer et cracher sur les autres. Et si jamais cela vous choque, sachez qu'elle s'en fout. Elle a de l'argent, les autres non. D'ailleurs cela lui donne le droit d'être arrogante et de pleurer sur son petit nombril "parce que y'a pas que les pauvres qui souffrent, hein!" Elle est entourée de gens de son âge bien inspirés qui n'ont pas d'autres talents que de naviguer entre restaurants, soirées boîtes et shopping. Du bon m'as-tu-vu.

La demoiselle va donc étaler ses états d'âmes et geindre sur son malaise quant à sa vie si insignifiante. Elle va nous parler de son univers parisiens et de ses éternels cycles : baise-alcool-drogue. Et aussi de ses histoires de coeur. D'ailleurs elle a eu un coup de coeur pour le bel Andrea, aussi blasé qu'elle. Même qu'entre les deux il va se passer quelques péripéties.

Je suis très divisée quant à cet ouvrage. Le point positif : Lolita Pille s'appuie sur sa propre expérience pour nous parler du quotidien des "fils de". C'est intéressant pour toutes personne qui n'en aurait jamais entendu parler. Point négatif : leur vie est tellement insignifiante que leur états d'âme superficiels nous passent au-dessus. 

Je ne suis pas ressortie plus informée de cette lecture, ni très satisfaite. En fait cet univers m'a vite gavé. Lolita Pille dépeint des personnes nombrilistes, complètement paumées qui n'arrivent pas à trouver de sens à leur vie tout bêtement car ils n'ont pas saisi que c'est à eux de définir leur place dans le monde. Et voir la déchéance de gens qui ont les moyens de se réaliser est assez inutile. Surtout que les propos de Hell sont toujours placés sur le registre de la victimisation. 

Un roman vide de sens, au contenu assez creux, avec une romance sans grand intérêt. Ce texte brille par son insolence, et c'est bien là une des seules qualités que j'ai pu trouver à cette lecture. Pour le reste, je me suis demandée comment cette copine a pu considérer ce bouquin comme son livre préféré.

[155 pages / Le livre de Poche / 5,10 €]

6 commentaires:

  1. Je n'ai pas lu le livre (et ne le lirai jamais) car j'avais vu le film à la télé et je n'avais pas aimé du tout pour les raisons que tu donnes. Les atermoiements de ces gosses de riches m'avaient vite gavée.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas vu le film et il est loin d'être dans mes priorités. On se rejoint sur ce point concernant les pleurnicheries.

      Supprimer
  2. Je suis bien d'accord avec toi, je l'avais trouvé sans grand intérêt également !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Certains succès littéraires demeurent mystérieux...

      Supprimer
  3. J'ai juste détesté ce livre, je ne comprends pas son succès...
    "Bubble gum" est dans le même style (oui je suis maso, mais j'aime bien donné une seconde chance à un auteur, du coup, c'était encore un gros flop !)

    RépondreSupprimer
  4. J'ai lu ce livre il y a longtemps, j'étais encore au collège et il m'est resté gravé dans la tête. J'ai adoré l'histoire d'amour destructeur et encore aujourd'hui il me heurte mais je ne pense pas que je l'apprécierais autant aujourd'hui. J'ai beaucoup plus d'intérêt à relire Bubble gum qui m'a secoué comme un prunier et je doit m'atteler à Crépuscule ville que je n'arrive décidément pas à lire. Je suis dans tout les cas d'accord sur l'idée du nombrilisme des personnages de Hell mais les sentiments m'ont réellement retournés

    RépondreSupprimer

Profitons de notre liberté d'expression